Les 12 propositions du mouvement mutualiste pour agir dès maintenant et préparer demain

Département du Loiret (45)

Dernière mise à jour : 17 juin

Les propositions des candidats et candidates du Loiret

Les contributions sont postées par ordre de réception


1ère circonscription

  • Ghislaine Kounowski (NUPES) : qualifiée au 2e tour

  • Stéphanie Rist (Ensemble)

2ème circonscription

  • Emmanuel Duplessy (NUPES) : qualifié au 2e tour

  • Caroline Janvier (Ensemble) : qualifiée au 2e tour

  • Yann Chaillou (DVG)

3ème circonscription

  • Kévin Merlot (NUPES)

  • Mathilde Paris (RN) : qualifiée au 2e tour

4ème circonscription

  • Thomas Ménagé (Avenir Français) : qualifié au 2e tour

5ème circonscription


6ème circonscription

  • Carla Boubekeur (RN)

  • Olivier Hicter (NUPES) : qualifié au 2e tour



1ère circonscription

Ghislaine Kounowski - NUPES

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

A l’instar des politiques menées dans les pays du nord de l’Europe, la prévention et la promotion des meilleures conditions de vie en bonne santé doivent être très sérieusement assurées au sein de notre politique de santé publique. Dans ce but, la vision française essentiellement médicale de la santé doit être corrigée.

L’amélioration de la santé, selon les critères de l’OMS doit davantage être considérée du point de vue de la prévention, des conditions et de l’hygiène de vie, de l’activité sportive, de la diététique, …

Il faut parallèlement revaloriser, voire réanimer, les fonctions de médecine scolaire et universitaire et de médecine du travail, en leur donnant de vrais moyens et des missions renforcées.


Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

La régulation de l’installation des jeunes médecins se traduisant par l’obligation d’installation temporaire dans les zones « sinistrées ». C’est aussi une question de solidarité nationale à laquelle tous doivent répondre… y compris les médecins. L’augmentation significative du nombre de places en faculté de médecine afin de permettre à de nombreux jeunes de poursuivre ce cursus et de renforcer, à terme, les effectifs médicaux pour une population qui n’a cessé d’augmenter et de vieillir. Sur notre territoire il est indispensable de transformer immédiatement le CHRO en CHU afin de favoriser l’installation des jeunes médecins sur notre territoire. Assurer la permanence des soins en faisant participer tous les médecins du territoire, qu’ils soient hospitaliers du public ou du privé, ou médecins libéraux, ce qui permettrait de soulager le service des urgences… et contribuerait à un meilleur accès aux soins pour tous.

Faire évoluer la formation des médecins généralistes afin qu’elle soit moins « hospitalo-centrée ».

La création et le soutien de Maisons pluridisciplinaires et de Centres de santé ont été et sont encore une réponse nécessaire à l’insuffisance de la politique nationale de santé de l’actuel gouvernement. Mais il faut être désormais prudent car l’aide à l’installation génère des concurrences territoriales qui tournent toujours au détriment des communes les moins favorisées. De plus, ces structures suscitent aussi désormais l’appétit d’entreprises commerciales, soutenues parfois par des fonds de pension, phénomène déjà vu dans la gestion des EHPAD.

Il faut aussi revoir dans son ensemble les pratiques médicales, en continuant à déléguer certains actes médicaux à d’autres professions de santé.


Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

L’arrêt immédiat de la pratique des exonérations de cotisations (sur les primes ou les bas salaires) décidées par l’État.

Le remboursement effectif de la dette publique à la sécurité sociale.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

Il s’agit bien sûr d’un sujet fondamental pour le maintien de notre système de soins.

Au-delà de la revalorisation nécessaire et effective des salaires de différentes professions médicales et paramédicales, une mesure devrait être rapidement prise pour libérer des ressources précieuses au sein de nos établissements publics hospitaliers. Il est en effet indispensable de remobiliser sur le service de soins au public les ressources qui ont été distraites depuis plusieurs décennies sur des fonctions d’audit, de contrôle de gestion, de certifications, … autant d’activités imposées à l’ensemble de nos services publics depuis la Loi d’Orientation sur les lois de finance (LOLF) de 2001, suivi des dispositifs de RGPP (Révision générale des politiques publiques) et plus récemment de la MAP (Modernisation de l’action publique)… qui ont soumis nos services publics à un excès de contraintes de gestion, au détriment du service aux usagers. En ce qui concerne l’hôpital public en France, et en comparant la ventilation de ses coûts de gestion avec son homologue Allemand, ce sont près de 10% de ses effectifs qui pourraient être remis à la disposition des soins, plutôt qu’aux exigences de gestion administrative. La Loi Bachelot, qui a réformé le mode de financement de l’hôpital doit être largement revue, voire abandonnée. La rémunération à l’acte n’est pas une solution convenable pour un service public de santé.

De la même façon, on peut sérieusement s’interroger sur le bénéfice pour notre système de santé de la création des ARS. Un bilan objectif de cette administration doit être fait et il faudra en tirer toutes les conséquences sur l’organisation territoriale du service public de la santé en France qui doit savoir mieux s’adapter aux besoins de santé des territoires.

La logique strictement budgétaire de l’ONDAM doit être abandonnée.

La crise de la psychiatrie publique est un sujet de préoccupation majeure, à laquelle il faudra apporter des réponses effectives et concrètes, en termes de moyens humains et financiers, comme en matière d’encadrement législatif et réglementaire.


Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

Il faut aller au bout de la logique de création du 5ème risque, en accordant à la branche de la sécurité sociale consacrée au grand âge et à la perte d’autonomie, des ressources propres et pérennes. Dans mon esprit, cela correspond à l’ambition de la Mutualité de « Mettre en place une couverture généralisée de la dépendance », avec la création d’un guichet unique facilitant l’accès aux droits et services des personnes âgées.

Au-delà, la CNSA devrait être investie des mêmes pouvoirs et responsabilités que les caisses nationales du Régime général, auquel elle devrait être associée, et pouvoir ainsi donner des directions plus claires sur la gestion du handicap (au sein des MDPH) et du contrôle des établissements accueillant les personnes âgées dépendantes (EHPAD).

Mise en œuvre prioritaire d’un plan de formation et de recrutement aux métiers du grand âge, garantissant aussi une revalorisation des salaires et des fonctions correspondantes.

Intégration dans toutes les politiques publiques d’une attention particulière au grand âge et à la prévention de la perte d’autonomie. Garantir les moyens à consacrer à l’accessibilité, dans l’espace public et dans les espaces privés.


Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

Je suis favorable à la poursuite et l’amplification des aides collectives (crèches) et individuelles (assistantes maternelles) pour l’accueil des jeunes enfants. Mieux que les aides financières directes, la disponibilité de modes de garde adaptées aux besoins des familles facilite réellement le libre choix des familles d’avoir des enfants, la socialisation des enfants, et permettent aux femmes de concilier leur vie familiale, sociale et professionnelle.

Le maintien d’une natalité dynamique est aussi une question d’équilibre, à terme, de notre système social.

A l’instar des difficultés de la psychiatrie, des moyens doivent être redonnés à la pédopsychiatrie, aujourd’hui littéralement abandonnée.


Quelles sont vos propositions en faveur de la santé et de la protection sociale ?

Voir plus haut mes réponses sur la prévention.

Je resterai particulièrement attentive aux risques permanents de privatisation de notre système de soin, ou aux dérives que la situation actuelle peut générer : concurrence des territoires pour attirer des médecins, statuts des maisons pluridisciplinaires de santé… dont certaines sont désormais concédées à des entreprises privées qui font venir des médecins « mercenaires » peu adaptés aux environnements locaux, …


Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

Il serait nécessaire que le secrétariat d’État ou le ministre en charge du secteur de l’ESS soit directement rattaché au ministère de l’Économie pour mieux assurer la reconnaissance de l’action de l’ESS dans l’économie nationale.

La loi de 2014 consacrant l’ESS doit être complétée afin d’y rajouter sa dimension éminemment écologique.

La fiscalité appliquée aux produits et services issus de l’ESS devrait être minorée pour favoriser leur diffusion.

L’accès au financement et aux marchés publics doit être facilité pour les entreprises reconnues de l’ESS.


___________

Stéphanie Rist - Ensemble

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

  • Instaurer un bilan de santé complet et gratuit aux âges clés (25, 45, 60 ans) ;

  • Permettre un accompagnement personnalisé et connecté pour les patients ayant une maladie chronique (exemple : télésurveillance de la glycémie) ;

  • Déployer une politique ambitieuse pour la santé des femmes ;

  • Concevoir des plans de détection et de prévention relatifs à la santé mentale, à l’infertilité, à la drépanocytose…

  • Investir sur la prévention.

Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

  • Accompagner la création de la faculté de médecine et du CHU d’Orléans ;

  • Aider les médecins par l’intermédiaire de plusieurs leviers : assistants pour libérer du temps médical, délégations de tâches, infirmiers en pratiques avancées…

  • Mieux rémunérer la médecine de ville ;

  • Poursuivre le développement de la téléconsultation ;

  • Organiser des permanences ponctuelles dans les territoires les moins dotés ;

  • Donner la possibilité à des pharmaciens et infirmiers « référents » de réaliser davantage de prescriptions et d’actes de prévention.

Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

  • Améliorer l’information du Parlement et des concitoyens concernant le budget de la sécurité sociale avec la nouvelle loi organique qui réforme le pilotage des finances sociales. Son application permettra notamment aux parlementaires d’accéder à l’ensemble des informations pertinentes pour une compréhension globale des finances sociales avec une loi de budget plus simple et lisible pour tous, qui sera déposée en amont afin de renforcer son appropriation ;

  • Financer la dette sociale en poursuivant la reprise de dette de la Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale (CADES) initiée en 2020, en réponse aux effets de la crise sanitaire pour une possible extinction en 2033 ;

  • Favoriser une meilleure coordination entre l'Assurance Maladie et les complémentaire pour améliorer l'efficacité du système ;

  • Poursuivre l’objectif du plein emploi pour consolider le financement de notre modèle social et de l’Assurance Maladie, notamment grâce aux réformes de la formation et de l’assurance chômage.

Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

  • Poursuivre le travail de ces cinq dernières années (fin du tout T2A, forfait urgences…) et aller encore plus loin pour favoriser la pertinence des soins ;

  • Former et recruter davantage de personnels soignants ;

  • Remettre l’humain au cœur du quotidien des soignants, en limitant les tâches administratives pour recentrer les métiers du soin autour du patient ;

  • Permettre le désengorgement des urgences par une participation plus large aux gardes, et l’instauration d’un numéro unique pour obtenir un rendez-vous médical dans les 48 heures.

Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

  • Encourager l’innovation ;

  • S’engager pour le « mieux vieillir » sur notre territoire ;

  • Favoriser le maintien à domicile en augmentant le temps présence des aides à domicile et en déployant « Ma Prime Adapt » (prise en charge jusqu’à 70% des travaux d’adaptation) ;

  • Intensifier les recrutements de personnels dans les EHPAD (+ 50 000 d’ici 2027) ;

  • Soutenir les aidants, en mettant en place un interlocuteur unique pour coordonner tous les services.

Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

  • Poursuivre le déploiement de la politique des « 1000 premiers jours » ;

  • Améliorer la prévention contre le harcèlement et le cyberharcèlement ;

  • Instaurer 30 minutes de sport par jour en primaire ;

  • Mettre en place une détection précoce des écarts de développement (hyperactivité, dyslexie, obésité…) ;

  • Garantir une solution de garde accessible pour tous les parents d’enfants de moins de 3 ans.

Quelles sont vos propositions en faveur de la santé et de la protection sociale ?

  • Assurer un médecin traitant pour chacun ;

  • Identifier des solutions avec les acteurs de santé de terrain : organisation d’une conférence des parties prenantes (patients, professionnels et élus locaux) pour construire les solutions autour d’un objectif : assurer l’accès aux soins pour tous ;

  • Poursuivre le déploiement du 100% santé, de la téléconsultation intégralement remboursée et de la prise en charge de la contraception pour les moins de 25 ans ;

  • Assurer la prise en charge des bilans de santé aux âgés clés.

Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

  • Continuer d’aménager le territoire en faveur de l’économie sociale et solidaire : en soutenant la dynamique des tiers-lieux pour dynamiser les territoires, répondre aux besoins des citoyens et développer le « faire ensemble » ;

  • Continuer de développer l’ESS à l’échelle européenne en poursuivant dans le sens du Plan d’action européen pour l’ESS ;

  • Réviser la politique d’achat de l’État : l’objectif prioritaire sera d’acheter local, plutôt que d’acheter toujours moins cher, pour développer l’innovation et les filières françaises ;

  • Planifier la transition écologique dans chaque territoire par les régions, départements, communes, pour des choix locaux sur la production d’énergie (solaire, éolien…) et la décarbonation.


2ème circonscription

Emmanuel Duplessy - NUPES

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

Nous appliquerons l’adage « mieux vaut prévenir que guérir » en mettant en œuvre un plan de prévention global, prenant notamment en compte :

  • La santé environnementale : faire du plan national santé environnement (PNSE) un moyen d’éradiquer les maladies chroniques liées à la pollution de l’air, à la malbouffe et à l’exposition aux pollutions dans un cadre professionnel et non-professionnel (pesticides, perturbateurs endocriniens, radioactivité, amiante, produits chimiques) ;

  • La production agricole et l’alimentation : interdire les additifs les plus controversés et limiter la liste des additifs autorisés à ceux admis dans l’agriculture biologique, de rendre le nutriscore obligatoire et interdire la publicité alimentaire à destination des enfants et adolescents. Réduire la TVA sur les produits alimentaires sains et de première nécessité. Garantir en permanence l’accès à cinq fruits et légumes de saison à prix bloqués ;

  • Le sport et la santé : généraliser l’activité physique adaptée dans les établissements médico-sociaux, rembourser le sport santé, ou « sport sur ordonnance », grâce à la Sécurité sociale et, de manière plus générale, favoriser la pratique d’un sport et l’accès à des équipements sportifs de proximité pour toutes et tous dans tous les territoires et tout au long de la vie ;

  • La santé au travail : reconnaître le burn-out et la dépression comme une maladie professionnelle, renforcer la médecine du travail pour assurer un suivi optimal des personnes en activité et sans emploi, mieux encadrer les amplitudes horaires et le travail de nuit, simplifier le compte personnel de prévention de la pénibilité et ses droits associés, renforcer l’inspection du travail…

  • La lutte contre les addictions : légaliser et encadrer la vente de cannabis et utiliser les taxes perçues pour financer les politiques de santé et de prévention des drogues ;

  • La lutte contre les MST (maladies sexuellement transmissibles) : mettre fin à l’épidémie de VIH en France en 2030 par un grand plan national de dépistage et de traitement.


Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

Veiller à ce que nous ayons toutes et tous une vie digne, c’est aussi garantir un égal accès aux soins partout en France et, par conséquent, actionner tous les leviers pour combattre les déserts médicaux :

  • Création de centres de santé pluridisciplinaires publics ;

  • Embauche de médecins salariés, via notamment via l’augmentation du recours au contrat d’engagement de service public (CESP) ;

  • Mise en œuvre d’un plan de formation massif des professionnels de santé, augmentation des moyens des facultés de médecine pour permettre une véritable suppression du numerus clausus, généralisation des contrats d’études dans toutes les formations paramédicales avec une rémunération au SMIC pendant la formation contre un engagement à servir dans un établissement ou dans un territoire pendant un certain nombre d’années… ;

  • Mobilisation de la médecine libérale (généraliste et spécialiste) et hospitalière, pour assurer une permanence des soins, notamment dans les déserts médicaux ;

  • Coopératives médicales ;

  • Conventionnement sélectif ;

  • Obligation temporaire d’installation, etc…

Un des parents pauvres du secteur médical est la santé mentale. Nous en ferons une grande cause du quinquennat en :

  • Renforçant les moyens des centres médico-psychologiques (CMP) et des structures dédiées au handicap psychique ;

  • Rouvrant des lits publics en psychiatrie ;

  • Assurant un suivi psychologique ambulatoire par le conventionnement de professionnel·le·s ;

  • Augmentant le nombre de places en faculté de médecine dans la filière psychiatrique.


Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

Pour garantir le financement public de l’assurance maladie, nous :

  • Supprimerons l’objectif national de dépenses de l’assurance maladie (ONDAM) et affecterons à l’assurance maladie des ressources propres indépendantes du budget de l’État ;

  • Mettrons fin aux dépassements d’honoraires ;

  • Rembourserons à 100 % les soins de santé prescrits et intégrerons les mutuelles dans la Sécurité sociale afin de permettre à tous d’accéder à la santé ;

  • Lutterons contre l’influence du secteur privé sur les prix et l’accès au médicament ;

  • Prévoyons la levée des brevets sur les médicaments et les équipements nécessaires à une réponse sanitaire urgente. Nous rendrons obligatoire le partage de connaissances, de compétences et de technologies en vue d’une production massive et équitablement répartie des biens médicaux de première nécessité. Nous assurerons la relocalisation de la production de médicaments et des vaccins nécessaires à la souveraineté sanitaire et à la maîtrise des coûts ;

  • Renforcerons le concours financier de l’État au budget des collectivités territoriales par le biais des dotations globales de fonctionnement (DGF) et augmenterons les prélèvements obligatoires ;

  • Créerons d’une caisse de péréquation inter-entreprises pour mutualiser la contribution sociale entre petites et grandes entreprises.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

Nous devons reconstruire le service public hospitalier et lui redonner les moyens humains et financiers d’assurer ses missions, dans l’intérêt des patients. Pour cela, nous devons :

  • Reprendre la dette des hôpitaux publics ;

  • Rouvrir des services d’urgences et des maternités publics assurant un service de santé public de proximité à moins de trente minutes de chaque habitation ;

  • Refondre les modes de financement des hôpitaux avec la suppression de la T2A (tarification à l’activité) et de la politique du chiffre qui nuit à la relation entre le patient et le corps médical et ne permet pas un exercice serein de la médecine ;

  • Arrêter de la politique de diminution du nombre de lits pour les centres hospitaliers, le non-renouvellement de poste et la doctrine favorisant le tout ambulatoire pour garantir la sécurité et la qualité des soins ;

  • Revaloriser immédiatement les salaires et les carrières des soignants, les primes ne permettant pas de cotiser pour la retraite… Selon la pénibilité du travail, nous devons aussi pouvoir assurer les reconversions professionnelles des personnes qui le souhaitent ;

  • Réserver aux personnels soignants des logements sociaux à proximité de leur travail ;

  • Rénover le parc hospitalier français et accompagner la transition écologique des hôpitaux : rénovation du bâti en métropole comme dans les drom-com (ex dom-tom), isolation thermique des bâtiments, installation d’énergies renouvelables sur les toits des hôpitaux, confort d’été pour limiter le recours aux climatisations, qualité de l’air intérieur contre les perturbateurs endocriniens, politique rigoureuse des déchets limitant le recours à l’usage unique, installation ailleurs qu’en sous-sol de nombreux équipements techniques ou médicotechniques, récupération des eaux pluviales, jalonnements piétonniers et cyclistes aux abords et dans les hôpitaux,… Les hôpitaux publics doivent être des bâtiments exemplaires en termes écologiques, au lieu des nombreux bâtiments hospitaliers encore trop vétustes qui sont encore souvent des passoires énergétiques.


Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

L’environnement dans lequel nous vivons a un énorme impact sur notre mental et notre santé. Nous devons garantir à toutes et à tous de bonnes conditions de vie tout au long de son existence, en privilégiant le maintien à domicile quand cela est possible, en augmentant notamment le montant de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), mais aussi en favorisant le logement intergénérationnel et les projets coopératifs d’habitat partagé, en rouvrant des EHPAD publics assurant un service de santé public de proximité accessible financièrement et situé à moins de trente minutes de chaque habitation…

Le suivi médical par le médecin généraliste traitant sera favorisé avec des consultations de bilan périodique prises en charges à 100 %, tous les 2 ans à partir de 65 ans, et assurant un suivi du dossier médical, une synthèse des avis spécialisés, une participation du médecin à des actions de prévention et d’éducation du patient.

Afin de favoriser l’indépendance et l’autonomie des personnes en situation de handicap, nous :

  • Veillerons au respect des normes d’accès aux services et transports publics, aux médias et aux sites Internet essentiels pour les personnes en situation de handicap ;

  • Ferons respecter la loi sur l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) et renforcerons les contrôles dans les établissements spécialisés.

  • Individualiserons et revaloriserons l’allocation adulte handicapé (AAH) ;

  • Augmenterons le nombre et revaloriserons les conditions d’exercice des AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) et garantirons l’accès aux études supérieures aux personnes en situation de handicap.

Nous revaloriserons les métiers de l’autonomie (aide à domicile…), en refondant les grilles de rémunération et de qualification.

Nous mettrons en place de dispositifs de soutien aux aidant·es familiaux·les, ainsi qu’aux lieux d’accueil temporaire, de gestion des crises, d’intervention communautaire, dans le cadre de services coordonnés par un·e professionnel·le référent·e, permettant une coordination accentuée des services.

La liberté de choisir sa vie est un droit fondamental de tous les êtres humains, qui doit être garanti par la loi française. Nous souhaitons inscrire dans la Constitution le droit de mourir dans la dignité et de façon apaisée (y compris avec assistance) et l’accès universel aux soins palliatifs. Dans la pratique, nous :

  • Augmenterons le nombre de lits spécialisés en soins palliatifs ;

  • Créerons des maisons de soins palliatifs réparties sur le territoire

  • Permettront aux personnes qui le souhaitent de remplir une déclaration anticipée d’euthanasie (DAE), dans le cas où elles se retrouveraient en état d’inconscience irréversible ou incapables de formuler leur souhait d’être euthanasiées. Cette déclaration, dans l'idéal à durée illimitée et portée à la connaissance des proches, serait une simple formalité administrative que les personnes pourraient modifier ou annuler à tout moment.


Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

Les premiers moments de la vie de chaque enfant sont très importants. Ils constituent les fondations à partir desquelles l’enfant pourra se construire. Il est donc crucial que ces premières tranches de vie se passent dans les meilleures conditions possibles.

Agir en faveur du développement de la petite enfance, accompagner les enfants et les familles, notamment les plus vulnérables, c’est agir pour l’égalité et donner à toutes et à tous les moyens de vivre dignement.

Pour ce faire, nous créerons un service public de la petite enfance, en mettant l’accent sur :

  • L’ouverture de 500 000 places en crèche et modes de garde adaptés sur cinq ans, dans le respect de l’égalité territoriale et en offrant la possibilité pour chaque famille d’accéder à un mode de garde ;

  • La planification de la création de crèches (publiques et d’entreprises publiques) et de jardins d’enfants à effectifs réduits garantissant un accès à un espace extérieur contenant une vraie végétation ;

  • L’augmentation des moyens humains et matériels pour améliorer les conditions de travail dans les structures existantes ;

  • La gratuité des crèches publiques en commençant par généraliser la tarification progressive.

Nous instaurerons un congé parentalité de même durée pour les deux parents, soit 16 semaines dont 8 obligatoires. Il est important d’accorder aux parents qui travaillent le temps et les ressources nécessaires pour contribuer au développement cérébral et à l’épanouissement de leurs jeunes enfants.

Nous renforcerons la protection de l’enfance en :

  • Faisant respecter la Convention internationale des droits de l’enfant concernant la protection de l’enfance, les enfants étrangers, l’interdiction des violences dites éducatives, le soutien à la parentalité ;

  • Garantissant le respect des principes de l’ordonnance de février 1945 sur l’enfance en conflit avec la loi et instaurer un code de l’enfance combinant civil et pénal en concertation avec les professionnel·le·s ;

  • Augmentant massivement les moyens financiers et humains de la protection de l’enfance, pour une égalité entre tous les enfants de la République et un accompagnement éducatif de qualité ;

  • Débloquant des moyens pour construire des foyers supplémentaires qui permettent de séparer les enfants par tranches d’âge, préserver les fratries, préserver les jeunes victimes d’agressions sexuelles (centres de résilience), assurer des accueils d’urgence ponctuels, prendre en compte une dimension de soin psychiatrique ;

  • Rendant automatique la prise en charge par un contrat jeune majeur de tous les enfants issus de l’aide sociale à l’enfance (ASE) ;

  • Luttant véritablement contre les violences sexuelles faites aux enfants en augmentant les effectifs de police spécialisés dans la lutte contre la cyberpédopornographie, en formant les professionnel·le·s en contact avec les enfants et en finançant la prise en charge de soins adaptés, protéger et accompagner la parole des enfants ;

  • Renforçant les moyens de l’autorité judiciaire consacrés au traitement des signalements des contenus illégaux sur des plateformes privées et au contrôle de leurs retraits effectifs.


Quelles sont vos propositions en faveur de la santé et de la protection sociale ?

Pour une protection sociale universelle, nous :

  • Automatiserons le versement des aides et prestations sociales afin de lutter contre le non-recours

  • Instaurerons le « 100 % Sécu » en remboursant à 100 % les soins de santé prescrits et en intégrant les complémentaires santé dans la Sécurité sociale ;

  • Expérimenterons une garantie universelle d’accès à des aliments choisis comme premier jalon d’une « sécurité sociale de l’alimentation », afin de permettre à chacune et à chacun d’accéder à des aliments, notamment des fruits et légumes, de saison et bio, dans des magasins de proximité publics ou associatifs.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

L’économie sociale et solidaire (ESS) doit être généraliser pour favoriser une société de la coopération et le développement d’une économie soutenable sur les plans écologique et humain.

Pour ce faire, nous soutiendrons de façons massive et durable, tant politiquement que financièrement, les initiatives de coopération territoriale développée par l’ESS, en lien avec d’autres acteurs publics et privés, telles que les sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC), les sociétés coopératives et participatives (SCOP) et les pôles territoriaux de coopération économique (PCTE), de façon à développer des services communs dont la responsabilité est partagée.

Nous garantirons l’accès de l’ESS au financement et aux marchés publics.

Nous instaurerons un service public de la réparation et du réemploi, s’appuyant sur des structures de l’économie sociale et solidaire, avec la mise en place de formations pour les métiers concernés (secteurs de l’électricité, de l’électronique, du bâtiment, du textile, etc...) pour développer l’économie circulaire. En parallèle, nous lutterons contre la surproduction de déchets, interdirons l’obsolescence programmée, allongerons les durées de garantie légale des produits et baisserons la TVA sur les services de réparation.

Nous développerons les coopératives d’activités et d’emploi (CAE) afin de lutter contre le statut d’auto-entrepreneur et développerons des formes de travail en commun.

Nous favoriserons l’insertion des personnes les plus éloignées de l’emploi, notamment en :

  • Pérennisant et généralisant l’expérimentation « Territoires Zéro Chômeurs de Longue Durée » (TZCLD) ;

  • Soutenant les structures d’insertion par l’activité économique (SIAE). Nous accompagnerons l’émergence de projets coopératifs d’habitat partagé portés par des structures de l’économie sociale et solidaire afin de développer les lieux de vie intermédiaires entre le domicile et l’EHPAD.

Nous redonnerons du pouvoir et des moyens aux associations citoyennes et aux acteurs de l’éducation populaire, en finir avec la pratique du financement par appel à projet.


____________


Caroline Janvier - Ensemble

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

Depuis 2017, le Gouvernement et sa majorité ont œuvré à un meilleur accès à la santé pour chacune et chacun, quel que soit son revenu, son statut, ou son lieu de résidence.


La mesure la plus emblématique en matière de promotion d’accès à la santé de ce dernier quinquennat restera sans aucun doute le « 100% santé » qui permet depuis le 1er janvier 2021 une prise en charge totale pour l’achat de lunettes, de prothèses dentaires ou d’appareils auditifs pour permettre à toutes et tous d’avoir accès aux soins les plus onéreux.


Pour permettre à l’ensemble des concitoyens d’être mieux suivis dans le cadre de leur activité, nous avons voté une loi en 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail afin de développer la culture de la prévention des risques au sein des entreprises. Pour cela, des formations et un suivi plus personnalisé des travailleurs ont été mis en place. De plus, la mise en place d’une visite de mi-carrière à 45 ans obligatoire permettra à chacune et chacun d’anticiper au maximum son parcours professionnel en fonction de sa situation de santé.

Pour ce nouveau quinquennat, plusieurs axes me semblent prioritaires :

  • Mettre en place à chaque étape de la vie (25, 45 et 60 ans) un bilan santé gratuit et complet afin de détecter le plus tôt possible les potentielles fragilités et ainsi les prendre en charge.

  • Création de de plans de détection et de prévention relatifs à la santé mentale, à l’infertilité, à la drépanocytose, à l’ostéoporose etc… Nous avons aujourd’hui les moyens de détecter en amont un grand nombre de maladies. Généraliser ces outils permettrait d’identifier en amont les différentes difficultés qu’une personne pourrait rencontrer dans sa vie pour mieux les anticiper.

  • Lutter contre l’obésité par le développement d’une pratique généralisée du sport, notamment à l’école.

  • Généralisation du sport santé pour l’ensemble de la population

Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

Nous le savons, la raison première du renoncement au soin est bel et bien le manque d’accès à un professionnel de santé, notamment dans les déserts médicaux avec parfois des délais d’attente trop importants ou tout simplement une absence de possibilités de consulter. Pour palier à cette problématique, plusieurs mesures nous semblent essentielles :

Mise en place de permanences ponctuelles dans les territoires les moins dotés, notamment de spécialistes.

  • « Hôpital hors les murs » avec une meilleure coordination entre la médecine libérale et les hôpitaux.

  • Accélération du déploiement de la télé-exerpertise, de la « lecture à distance » (dermato, radiologues) et de la téléconsultation (quand visite physique sans valeur ajoutée, comme la consultation pré-anesthésique, ou en suivi avec son médecin traitant) ;

  • Mise en place d’une 4ème année d’internat pour les médecins généralistes dans des centres de santé et maisons de santé en zone sous-dense ;

  • Nous mettrons au débat le sujet de la régulation de l’installation pour tous les professionnels.

  • Pourquoi pas également accompagner des jeunes talents issus de ces territoires sous-dotés pour ensuite leur permettre de se réinstaller dans leurs territoire d’origine.

Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

Nous l’avons dans vu lors du dernier quinquennat, lorsque nous avons créé la branche autonomie de la sécurité sociale, certains sur les bancs de l’opposition ironisaient en disant que nous étions en train de créer une coquille vide. Force est de constater que cette soi-disant « coquille vide » commence à bien se remplir.

Du côté des ressources, la branche autonomie dispose depuis cette année de recettes propres composées essentiellement de la CSG, sur les revenus d’activité, sur les revenus de remplacement mais aussi sur les revenus du capital. Ces ressources seront complétées en 2024 par l’affectation de 0,15 point de CSG complémentaire ce qui permettra de faire rentrer des recettes.

Côté dépenses, la branche autonomie finance principalement les établissements et services médico-sociaux pour personnes âgées et personnes en situation handicap, et participe au financement de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de la prestation de compensation du handicap (PCH).

En l’espace de deux ans, la branche autonomie va voir ses recettes et ses dépenses augmenter de 5 milliards d’euros. Et tout cela sans hausse d’impôt.


Nous avons également, avec le plan de relance et le prolongement de vie de la CADES, sauvé notre modèle de remboursement des soins qui avait fortement souffert lors de la crise du COVID. Aujourd’hui, nous avons un plan de remboursement de la dette sociale clair allant jusqu’à 2036 nous permettant de pouvoir mener de nouvelles politiques tout en remboursant efficacement notre ardoise. Le problème ici est strictement conjoncturel.


La problématique est beaucoup plus structurelle lorsque l’on se penche sur la question es retraites. Nous avons aujourd’hui une problématique pour assumer le paiement des pensions de nos retraités. Or il est de notre point de vue impossible d’augmenter les cotisations, au vu de la période inflationniste que nous traversons, et encore plus impossible de baisser les pensions. Il nous faut donc trouver un équilibre pour assurer la survie de notre système a répartition tout en assurant un revenu de pension décent pour chacun.

De fait nous soutenons les propositions suivantes :

  • Augmenter la pension minimale à taux plein à 1100€ par mois

  • Recul progressif de l’âge de la retraite

  • Meilleure prise en compte des critère de pénibilité du travail

  • Proposer un cumul emploi -retraite plus simple et plus avantageux pour ceux qui souhaitent travailler plus longtemps.

Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

Le système de santé Français a démontré son excellence pendant la crise notamment à travers l’inventivité et l’engagement des soignants. Mais la crise a aussi mis l’ensemble du système de santé à l’épreuve et souligné ses fragilités. Nous sommes confrontés à un triple défi : départ à la retraite de nombreux médecins, vieillissement de la population et explosion des maladies chroniques.

Le Ségur de la santé a mis en œuvre un investissement historique de la part de l’Etat en matière de rachat de la dette et de modernisation des hôpitaux. Il a également permis d’acter une revalorisation salariale jamais vue pour l’ensemble du personnel. Mais sans personnel, difficile de faire tourner ces structures. Or il n’y a pas de recette miracle, on ne fera pas apparaitre des médecins avec une baguette magique. Bien que nous ayons fait sauter le numerus clausus lors de ce dernier quinquennat, il faut presque 10 pour former de nouveaux médecins. Pour répondre sur le court terme à ce défi majeur, il nous faudra mobiliser une palette d’outils :

Améliorer l’accès aux soins en urgence avec :

  • Une participation plus large aux gardes et aux astreintes pour faire tourner les services.

  • Créer un numéro unique pour un rendez-vous médical dans les 48h si besoin.

  • Lancer un grand plan de recrutement d’infirmiers et d’aides-soignants tout en continuant d’accompagner leur montée en compétences pour leur permettre de réaliser plus de tâches.

  • Instaurer un choc de simplification à l’hôpital avec la mise en place d’assistants médicaux dans les services en charge d’absorber une partie du travail administratif complexe tout en supprimant les rigidités administratives inutiles.

Améliorer la gouvernance des hôpitaux en donnant plus de liberté aux soignants d’un hôpital de s’organiser comme ils l’entendent. De plus, des passerelles doivent être créées en matière de gouvernance territoriale pour prendre en compte au mieux ls enjeux de santé publiques locaux.


Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

Le Président de la République a fait du bien vieillir et de l’autonomie un axe programmatique fort de sa campagne. Nous le savons, le pic démographique qui nous attend nous oblige à anticiper au maximum les besoins que nos aînés rencontreront.


Pour ce faire, nous avons créé une cinquième branche de la sécurité sociale dédiée à l’autonomie des personnes âgées. Cette branche est chargée de piloter l’ensemble des politiques sur ce sujet ô combien essentiel pour l’ensemble de nos concitoyens.


La première priorité a été de revaloriser les professionnels du secteur, qui traversaient une période délicate en raison de la crise sanitaire ce que nous avons fait de manière massive que ce soit en EHPAD ou pour les professionnels du domicile.


De nombreux dossiers restent bien évidemment à traiter :

  • En matière de gouvernance de ce secteur, il faut repenser la coordination entre les ARS, conseils départementaux et professionnels du secteurs ainsi que leurs relations avec les usagers.

  • A la suite de l’affaire Orpéa, intensifier les contrôles dans l’ensemble des établissements pour assurer à chacun un accueil de qualité dans des conditions de sécurité et de confiance

  • Pouvoir choisir de tester chez soit en adaptant son logement avec « MaPrimeAdapt’ » qui prendra une grande partie des coûts d’aménagement du logement.

  • Augmenter la présence des aides à domiciles auprès de nos aînés en mettant en instaurant 2h de convivialité par semaine.

  • Recrutement de 50 000 infirmiers et aides-soignantes d’ici 2027 dans le secteur.

Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

En faisant des 1000 premiers jours de l’enfant une priorité, en luttant contre le harcèlement, nous avons fait des cinq ans qui s’achèvent le quinquennat de l’enfance.


En ce qui concerne la petite enfance, un sujet me semble aujourd’hui essentiel sur lequel nous devons avancer : la surexposition des enfants aux écrans.


Les écrans sont omniprésents dans notre société. Un tiers des enfants de moins de 3 ans prennent leur repas devant un écran. Entre 3 et 10 ans, près d’un enfant sur quatre passe plus de 3h par jour devant un écran. L’exposition excessive aux écrans provoque des troubles de l’attention, du langage, des problèmes d’agressivité, de sommeil et d'échec scolaire. En janvier 2020, une étude publiée par Santé Publique France a montré que les enfants avaient 6x plus de risques de développer des troubles primaires du langage s’ils sont exposés à la télévision, à une tablette ou à un ordinateur le matin avant l’école et s’ils ne discutent rarement ou jamais des contenus visionnés.

Il conviendra donc d’avancer pour constituer une première pierre législative d’une politique publique adaptée, réaliste, fondée sur une approche équilibrée du numérique, en termes d’opportunités mais aussi de risques. Il nous faut donc constituer une véritable plan national contre la surexposition des enfants aux écrans avec plusieurs propositions :

  • Création d’une véritable politique de prévention des risques au même titre que ce que qui peut être exister pour d’autres sujets.

  • Mise en place de mentions spéciales sur les emballages d’objets numériques afin d’informer les consommateurs des dangers liés à la surexposition aux écrans.

  • Messages de prévention dans les publicités d’écrans numériques

  • Formation des professionnels de la petite enfance sur ces enjeux.

  • Limiter l’accès aux écrans durant le temps périscolaire.

Quelles sont vos propositions en faveur de la santé et de la protection sociale ?

Si nous voulons permettre à chacun d’avoir un accès au soin, il conviendra tout d’abord de généraliser la pratique de la télémédecine pour permettre de casser la distance entre les patients et le système de santé. Pour ce faire, il sera indispensable d’accompagner ceux qui en auront le plus besoin, notamment les personnes âgées pour prendre en charge ces outils.

De plus, avec la cinquième branche de la sécurité sociale, nous ouvrirons l’accès à de nouveaux droits et ainsi faire avancer la protection sociale et la solidarité nationale.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

Durant l’ensemble de la crise sanitaire, nous avons voulu sauvegarder au maximum les entreprises de l’économie sociale et solidaire. Plus de 16 000 emplois ont ainsi pu être sauvés durant cette période. Si une seule proposition était à faire sur ce secteur, c’est de continuer de développer fortement ce secteur comme cela a déjà pu être le cas avec le plan de relance de 100 milliards d’euros, qui a déjà permis d’engager une transformation de notre modèle productif, afin qu’il permette de répondre aux nouvelles exigence sociales et environnementales.


Il conviendra aussi de donner tous les moyens possibles aux nouvelles entreprises du « care » qui souhaiteront participer à la prise en charge de nos aînés dans les prochaines années. Je pense notamment aux résidences autonomies, ou bien encore aux MARPA.


Il sera également important de créer et de dynamiser des quartiers avec l’ouverture de nouveaux tiers lieux sur l’ensemble du territoire


____________


Yann Chaillou - DVG, sans étiquette

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

Bien que candidat indépendant je suis favorable à l’idée, portée par le président de la République durant la campagne, d’un bilan de santé gratuit et complet aux grands âges de la vie (25, 45 et 60 ans). Les Centres d'Examens de Santé de la CPAM pourraient être mis à contribution dans cet objectif national et, éventuellement, leur donner les moyens d’accomplir cette belle mission. Le retour du service militaire obligatoire pour lequel je milite permettrait également d’accroître la prévention dès le début de la vie d’adulte.


Par ailleurs, et parce que c’est un sujet tabou mais essentiel, je serai vigilant quant à l’application de la loi sur l’éducation à la sexualité tout au long de la scolarité et ce dès le plus jeune âge. En effet, ces séances permettent d’améliorer la connaissance du corps, la compréhension du consentement, l’information sur la contraception, sur l’accès à l’avortement ou sur les IST.


Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

Je suis partisan d’un meilleur maillage territorial des médecins en 3 axes :

  • L’encadrement de l’installation des médecins généralistes et spécialistes avec, comme pour les officines de pharmacie, des seuils démographiques et des conditions d’optimalité de la desserte de la population permettant de limiter les installations dans les zones où l’accès aux soins se fait plus facilement que dans les déserts médicaux.

  • Le développement de stages de fin d’études en cabinet de ville pour faciliter la transition et l’installation.

  • Le soutien aux Maisons de Santé qui permettent d’accroître le travail en équipe pluri-professionnelle, bénéfique pour les habitants et apprécié par les jeunes générations médicales, ainsi qu’au salariat des médecins qui les composent car c’est le meilleur moyen de mettre en adéquation leur vie professionnelle et leur vie familiale.

Je défends également des actes forts sur les études médicales : augmentation du numérus clausus ; maintien de l’excellence des filières médicales par un haut niveau de moyens pour les Universités ; soutien au projet de CHU à Orléans et suivi de sa bonne marche.


Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

L’assurance maladie est un droit qu’il ne faut pas remettre en question ! Il est le fruit d’un travail de gouvernement d’union nationale et il est notre héritage commun d’après-guerre. Je m’oppose donc aux discours visant à faire croire qu’en réduisant les « charges sociales » les salaires pourraient augmenter.

En effet, cette augmentation serait factice car les droits rattachés à ces cotisations seraient alors perdus et chaque salarié devrait payer ses propres soins. Je suis donc pour un maintien du mode de financement actuelle de l’assurance maladie même si je reste attentif aux propositions des organisations comme la votre, notamment sur les questions que soulèvent la cohabitation du régime général avec les régimes spéciaux de sécurité sociale.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

Je souhaite qu’une réforme de la gouvernance des hôpitaux publics soit élaborée car l’exemple du CHRO est criant : le manque de considération de la direction ne fait plus de doute.

Dans ce cadre je veux m’opposer à tout rassemblement des Commissions médicales d’établissements par Groupement hospitalier de territoire qui viendrait alors effacer l’identité de chaque hôpital. L’hôpital de Pithiviers n’est pas celui de Gien et encore moins celui d’Orléans.

Par ailleurs, je veux que les Commissions médicales d’établissements puissent valider les nominations aux postes de directions pour accroître la conscience des réalités de ces dernières.

Enfin, je veux qu’on en finisse avec la politique d’austérité qui conduit à diminuer la qualité des soins au profit de l’équilibre financier. Aussi, je militerai pour plus d’autonomie de nos hôpitaux.


Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

Je serai très attentif à ce que les aidants familiaux puissent être soutenus par des moyens et des dispositifs, s’il le faut, supplémentaires, car c’est en effet dans ce sens que doit se développer notre société :

Comme je l’ai indiqué à l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité je suis favorable à ce que la loi réglemente le suicide assisté et qu’elle organise le respect des directives anticipées des patients en situation critique et non susceptibles d’amélioration future.


Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

Je souhaite dans une premier temps engager un travail parlementaire pour étudier la faisabilité de la création d’un service public de la petite enfance.


Je serai aussi très attentif à ce que les dispositifs visant à inclure les enfants en situation de handicap au sein des écoles de la République grâce à la collaboration entre l’Éducation nationale et le médico-social soient développés sur tout le territoire, et à tous les niveaux de scolarité.


Quelles sont vos propositions en faveur de la santé et de la protection sociale ?

Exerçant ma profession dans le secteur médico-social je suis particulièrement inquiet par la « revalorisation des métiers » qui tarde à venir. Je veux qu’on puisse réussir à concilier le besoin de personnel et l’expertise médicale, avec des actes concrets : revaloriser les salaires, au-delà des primes qui ne comptent jamais dans le calcul des droits à la retraite, assurer des conditions de travail vivables (congés, récupérations, etc.).


Je serai également très vigilant quant au développement de la télémédecine car la médecine est d’abord un rapport humain basé sur l’expression et la confiance. Il faut veiller à ce que le numérique ne soit pas une barrière de plus dans les déserts médicaux. Je crois indispensable pour les patients de pouvoir être accompagnés face aux nouveaux outils, par un pharmacien par exemple. Un encadrement de la télémédecine doit être légiféré en ce sens mais aussi pour éviter l’abus de l’usage des outils numériques.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

Je souhaite créer un Forum citoyen de la deuxième circonscription du Loiret, avec 236 citoyens tirés au sort (un titulaire et un suppléant dans chaque bureau de vote), pour m’épauler dans l’élaboration des amendements aux textes de Lois qui seront étudiés par l’Assemblée nationale. Je souhaite que ce Forum citoyen soit aussi composé de représentants d’associations et de responsables d’entreprises afin qu’il puisse représenter toutes les opinions. Ce sera donc une manière concrète pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire de faire entendre leur voix tout au long du mandat.


À l’Assemblée nationale, je proposerai la création d’un chèque engagement pour les bénévoles élus au bureau des associations d’intérêt général qui peinent à recruter. Il s’agirait concrètement d’une petite indemnité de 50 à 200€ maximum par personne et versée soit directement soit par l’intermédiaire de bons d’achat. Cette proposition mérite évidemment d’être discutée et amendée mais elle aurait le mérite d’agir sur les possibilités de recrutement de nombreuses associations.


3ème circonscription

Kévin Merlot - NUPES

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

Il faut en effet réorienter le système de santé vers la prévention. Les inégalités sociales, le taux de pauvreté, la précarité, les conditions de travail, le système éducatif, les conditions d’alimentation ou la qualité du lien social influent de façon déterminante sur la santé. Un programme de santé cohérent doit être articulé avec des mesures sociales et environnementales qui contribuent à l’amélioration de l’état de santé de la population. C’est ce que propose l’Avenir en commun via notamment la promotion de l’agriculture écologique et paysanne, l’éradication de la pauvreté, la sécurisation des postes de travail ou encore la réduction des inégalités socio-économiques.

Propositions :

  • Réduire les inégalités sociales de santé. Prise en charge à 100 % des soins par l’assurance maladie en limitant les labyrinthes bureaucratiques (superposition de la sécurité sociale et des complémentaires) et en augmentant les capacités de permanence d’accueil, le recours aux soins sera grandement facilité.

  • Élargir la médecine du travail aux chômeur·ses et faire enfin appliquer la loi sur les visites médicales, obligatoires en entreprise tous les 5 ans (et plus fréquemment pour les postes dangereux)

  • Faire du plan national santé environnement (PNSE) un moyen d’éradiquer les maladies chroniques liées à la malbouffe et à l’exposition aux pollutions, notamment dans le cadre professionnel (pesticides, radioactivité, amiante, produits chimiques)

  • Réévaluer l’ensemble des substances chimiques utilisées sur le territoire français.

  • Règlementer de manière plus stricte les pratiques de l’industrie agroalimentaire.

  • Donner une place prépondérante à la santé environnementale dans les formations des études de santé

  • Mettre fin à l’épidémie de VIH en France par un grand plan national de dépistage et de traitement

  • Intégrer un volet santé dans l’étude d’impact préalable pour tout projet ou proposition de loi

  • Mieux prendre en charge les victimes de traumatismes et de violences dans l’enfance, afin de prévenir les nombreuses conséquences du psychotraumatisme

  • Engager 1milliard d’euros contre les violences faites aux femmes

  • Faire de la santé publique une discipline majeure du cursus des futurs professionnel·les de santé et densifier le réseau de structures relais.

Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

  • Mailler le territoire de centres de santé pluri-professionnels.

  • Organiser des assises participatives de la médecine de proximité dans chaque région avec les acteur·ices concerné·es.

  • Mettre en place une organisation qui permette que l’ensemble du personnel médical et paramédical (étudiant·es compris) puisse assurer l’accès à des soins courants de proximité pérennes sur tout le territoire

  • Lutter contre le surmenage des médecins généralistes

  • Mettre en place une rotation de permanence de soins en centre de santé grâce à la mise en place d’un quota horaire mensuel à effectuer en zone de désert médical régionale (généraliste et spécialiste).

  • Garantir les temps hebdomadaires de travail, les rémunérations, les remplacements et repos compensateurs des astreintes et gardes

  • Créer des postes salariés d’infirmier·e de pratique avancée dans les centres de santé locaux en lien avec les médecins vacataires

  • Intégrer explicitement les sages-femmes en tant que professionnel·les de soins primaires

  • Réouvrir progressivement des lits en fonction des capacités avec l’objectif de garder un taux de lits vacants disponibles de 20 % pour pouvoir gérer sans tension les variations d’activité

  • Réouvrir graduellement des services d’urgences et maternités de proximité afin d’assurer un service de santé public à moins de 30 minutes de chaque Français·e

  • Engager un plan de formation massif des professionnel·les de santé.

  • Généraliser les contrats d’études dans toutes les formations paramédicales avec une rémunération au SMIC pendant la formation contre un engagement à servir dans un établissement ou dans un territoire pendant un certain nombre d’années

  • Permettre aux étudiant·es en médecine d’étudier dans des conditions correctes jusqu’à la fin de leur internat grâce à une garantie d’autonomie de 1063 euros et reconnaître leur travail de stage.

  • Organiser la participation active des étudiant·es tout au long de leur parcours aux différents projets de santé publique dont les assises de la médecine de proximité, en relation avec leur cursus et choix de spécialité (pour les internes)

  • Augmenter le recours au contrat d’engagement de service public (CESP) pour les étudiant·es en médecine avec un objectif de 10 000 contrats conclus à la fin du quinquennat.

Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

  • Suppression de l’objectif national de dépenses de l’assurance maladie (ONDAM) et affecterons à l’assurance maladie des ressources propres indépendantes du budget de l’État

  • fin des dépassements d’honoraires