Les 12 propositions du mouvement mutualiste pour agir dès maintenant et préparer demain

Département du Loir-et-Cher (41)

Dernière mise à jour : 16 juin

Les propositions des candidats et candidates du Loir-et-Cher

Les contributions sont postées par ordre de réception


1ère circonscription

  • Reda Belkadi (NUPES) : qualifié au 2e tour

  • Marc Fesneau (Renaissance) : qualifié au 2e tour

  • Malik Benakcha (LR)

2ème circonscription

  • Emmanuelle Chaplault (Ensemble) : qualifiée au 2e tour

  • François Chéreau (UCE)

  • Jérémie Demaline (NUPES)

3ème circonscription

  • Christophe Marion (Ensemble) : qualifié au 2e tour

  • Pascal Brindeau (UDI)



1ère circonscription


Reda Belkadi - NUPES


Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

  • En finir avec la malbouffe

  • Créer un ministère de la Production alimentaire

  • Interdire d’urgence les additifs les plus controversés, limiter la liste des additifs autorisés à ceux admis dans l’agriculture biologique

  • Fixer des taux maximaux de sel, de sucre et d’acide gras saturés dans les aliments transformés et garantir l’application de la loi y compris dans les Outre-mer et rendre le nutri-score (étiquetage nutritionnel) obligatoire pour en finir avec la désinformation de la grande distribution

  • Interdire la publicité alimentaire sur tous les supports (radiophonique, audiovisuel et électronique) à destination des enfants et adolescents

  • Intégrer l’éducation à la nutrition dans les programmes scolaires, de la maternelle au collège, en s’appuyant sur des ateliers pratiques

  • Expérimenter une garantie universelle d’accès à des aliments choisis comme premier jalon d’une « sécurité sociale de l’alimentation », afin de permettre à chacune et à chacun d’accéder à des aliments, notamment des fruits et légumes, de saison et bio, dans des magasins de proximité publics ou associatifs

  • Garantir en permanence l’accès à cinq fruits et légumes de saison à prix bloqués et réduire la TVA sur les produits bio

  • Porter progressivement l’alimentation dans la restauration collective à 100 % local et biologique, réduire la part des protéines carnées et y proposer une option végétarienne quotidienne

  • Développer des projets alimentaires territoriaux (PAT) élaborés de manière collective avec les paysans, les habitants, les producteurs et leurs organisations pour adapter la production alimentaire aux besoins locaux et créer les outils nécessaires (magasins de producteurs, ateliers de transformation, cuisine centrale…)


  • S’organiser pour faire face aux pandémies

  • Adopter un plan de prévention et d’adaptation aux pandémies respectueux des libertés fondamentales, basé sur la société du roulement, la souveraineté, la planification sanitaire et des politiques d’« aller vers » qui favorisent l’accès à la vaccination

  • Abroger les lois sur l’état d’urgence sanitaire et le passe sanitaire et le remplacer par un nouveau dispositif de gestion des crises sanitaires discuté au Parlement

  • Prévoir la levée des brevets sur les médicaments et les équipements nécessaires à une réponse sanitaire urgente, rendre obligatoire le partage de connaissances, de compétences et de technologies en vue d’une production massive et équitablement répartie des biens médicaux de première nécessité

  • Réquisitionner temporairement les entreprises indispensables à la production de matériel sanitaire (masques, tests, purificateurs) et de secours

  • Assurer notre souveraineté sanitaire en développant des filières de production de médicament et équipements médicaux

  • Faire un pôle public du médicament qui devra : Assurer une relocalisation de la production de médicaments et des vaccins nécessaires à la souveraineté sanitaire

  • Garantir l’approvisionnement d’une réserve stratégique

  • Assurer le contrôle des prix sur l’ensemble des produits de santé et communiquer sur leurs coûts réels

  • Permettre la transparence sur le financement de la recherche et du développement

  • Mettre en place une conditionnalité des aides perçues par les entreprises privées pour la recherche de vaccins et médicaments

  • Produire et diffuser massivement les vaccins et traitements passés sous licence d’office


  • Rétablir et consolider le compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P) avec les droits associés à des postes de travail et une cotisation dédiée


Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

Engager un plan pluriannuel de recrutement et de pré-recrutement des professionnels du soin et du médico-social (médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs), revaloriser les métiers et les revenus et augmenter les capacités d’accueil des établissements de santé publics, notamment les hôpitaux

Actionner tous les leviers pour combattre les déserts médicaux : création de centres de santé pluridisciplinaires publics et embauche de médecins salariés, augmentation des moyens des facultés de médecine pour permettre une véritable suppression du numerus clausus, mobilisation de la médecine libérale et hospitalière, coopératives médicales, conventionnement sélectif, obligation temporaire d’installation, etc.


Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

Instaurer le « 100 % Sécu » en remboursant à 100 % les soins de santé prescrits et en intégrant les complémentaires santé dans la Sécurité sociale.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

Faire passer la santé d’abord et reconstruire les établissements de santé publics, notamment les hôpitaux

Reconstruire le service public hospitalier

Instaurer le « 100 % Sécu » en remboursant à 100 % les soins de santé prescrits et en intégrant les complémentaires santé dans la Sécurité sociale

Rouvrir des services d’urgences, des maternités et des EHPAD publics assurant un service de santé public de proximité à moins de trente minutes de chaque Français

Sortir du tout T2A (tarification à l’activité) et de la politique du chiffre qui met les établissements hospitaliers en situation de conflits d’intérêt avec la Sécurité sociale

Engager un plan pluriannuel de recrutement et de pré-recrutement des professionnels du soin et du médico-social (médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs), revaloriser les métiers et les revenus et augmenter les capacités d’accueil des établissements de santé publics, notamment les hôpitaux

Actionner tous les leviers pour combattre les déserts médicaux : création de centres de santé pluridisciplinaires publics et embauche de médecins salariés, augmentation des moyens des facultés de médecine pour permettre une véritable suppression du numerus clausus, mobilisation de la médecine libérale et hospitalière, coopératives médicales, conventionnement sélectif, obligation temporaire d’installation, etc.


Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

Faire face collectivement à la perte d’autonomie individuelle

Construire un service public de la dépendance, pour aider les seniors à rester à domicile

Développer un réseau public de maisons de retraite aux tarifs harmonisés et accessibles

Créer 10 000 places par an en EHPAD publics pendant cinq ans, refonder le modèle de financement, l’augmentation des moyens matériels et humains

Former, qualifier et recruter en nombre suffisant le personnel nécessaire : au moins 210 000 personnels médico-sociaux et médicaux pour pouvoir respecter un ratio minimal d’encadrement « au chevet » des résidents

Revaloriser les métiers et revenus de l’ensemble des professionnels du grand âge à domicile comme en institution en refondant les grilles de rémunération et de qualifications


Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

Faire le service public de la petite enfance

Créer un service public de la petite enfance et ouvrir 500 000 places en crèche et modes de garde adaptés sur cinq ans, en assurant l’égalité territoriale et la possibilité pour chaque famille d’accéder à un mode de garde

Planifier la création de crèches (publiques et d’entreprises publiques) et de jardins d’enfants à effectifs réduits garantissant un accès à un espace extérieur contenant une vraie végétation

Augmenter les moyens humains et matériels pour améliorer les conditions de travail dans les structures existantes

Aller vers la gratuité des crèches publiques en commençant par généraliser la tarification progressive


Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

Réparation et du réemploi, s’appuyant sur des structures de l’économie sociale et solidaire, avec la mise en place de formations pour les métiers concernés (secteurs de l’électricité, de l’électronique, du bâtiment, du textile, etc.) pour développer l’économie circulaire


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Marc Fesneau - Renaissance

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

Ces cinq dernières années, la majorité présidentielle a commencé à œuvrer en faveur de la prévention, qui est depuis de trop longues années le parent pauvre de notre politique de santé publique. Nous avons notamment mis en œuvre le service sanitaire des étudiants en santé pour des actions de prévention ou permis la baisse du nombre de fumeurs. Nous allons amplifier ces actions, en faisant de la prévention en santé l’une des priorités de ce quinquennat avec une ministre, Brigitte Bourguignon, spécifiquement chargée de cette question. Pour les enfants, nous mettrons en œuvre une détection précoce des écarts de développement (hyperactivité, dyslexie, obésité notamment) et nous assurerons qu’il y ait un médecin traitant pour chacun. Un bilan de santé complet et gratuit sera réalisé aux âges clés (25, 45, 60 ans). S’agissant des patients ayant une maladie chronique, un accompagnement personnalisé et connecté sera réalisé, avec la télésurveillance de la glycémie, par exemple. Enfin, nous lancerons une politique ambitieuse pour la santé des femmes, avec notamment des plans de détection et de prévention relatifs à la santé mentale, à l’infertilité ou encore à la drépanocytose…


Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

Depuis 2017, nous avons commencé à renforcer le dynamisme des territoires les plus fragiles car nous ne résorberons pas les déserts médicaux sans cela. Surtout, le nombre de maisons de santé a doublé (3 établissements supplémentaires financés en Loir-et-Cher), des médecins salariés ont été recrutés et le Numerus Clausus supprimé, afin de rattraper le retard pris ces dernières décennies pour former des médecins. En Centre-Val de Loire, nous allons ouvrir une face de médecine à Orléans, une faculté dentaire à Tours, et nous passerons de 250 à 500 médecins former. Il faut continuer de répondre à l’urgence dans les territoires. Nous le ferons avec les soignants, les patients et les élus pour bâtir des solutions locales, en mobilisant tous les leviers : assistants pour aider le médecin, possibilité pour les pharmaciens et infirmiers de réaliser davantage de prescriptions et d’actes de prévention, amélioration de la rémunération de la médecine de ville, numéro unique pour un rendez-vous médical dans les 48 heures, téléconsultation, permanences ponctuelles dans les territoires, régulation de l’installation…


Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

Les grandes sources de financement de l’assurance maladie sont les cotisations et contributions d’une part, et certains impôts perçus par l’État d’autre part. Malgré la crise, nous avons préservé le financement de l’assurance maladie : l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) augmente depuis 2017. Pour parvenir à financer notre solidarité nationale, il est par conséquent nécessaire de produire plus, tout en produisant mieux et de manière plus durable. Il s’agit des orientations que nous avons défendues depuis cinq années avec la baisse des impôts de production ou la baisse des charges, qui nous ont permis de faire reculer le chômage et la désindustrialisation comme cela n’avait jamais été fait depuis 20 ans. Aujourd’hui, à travers la poursuite de cette politique, le soutien à l’innovation, la modernisation du code du travail, la formation pour les métiers non-pourvus et les métiers d’avenir, nous visons l’objectif de plein emploi. Il contribuera à assurer de manière pérenne le financement de notre modèle social en général, et de l’assurance maladie tout particulièrement.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

La crise sanitaire, aussi profonde qu’inattendue, a révélé au grand jour les difficultés structurelles de notre hôpital public. Elle a aussi montré quelles étaient les inestimables ressources sur lesquelles nous pouvions nous appuyer pour réformer notre système de santé : ses principes d'accessibilité et d'universalité, son excellence, et le dévouement sans faille ainsi que l’extraordinaire capacité d’adaptation de l’ensemble des professionnels de santé. Les investissements d’une ampleur inédite que nous avons réalisés à partir de 2020 marquent un tournant. Ce sont en effet plus de 30 milliards d’euros qui ont été mobilisés pour sauver ou conforter les établissements référents que sont les hôpitaux, accompagner la restructuration de l'offre, conforter l'offre de proximité et renforcer l'offre gériatrique. En Loir-et-Cher, ce sont des dizaines de projets qui sont ainsi soutenus, au premier rang desquels l’Hôpital de Blois pour un montant de 100 millions d’euros (mais aussi à Romorantin-Lanthenay, à Vendôme, à Saint-Aignan, à Montrichard ou à La Menaudière-Chissay), et ce afin de conforter l’accès aux soins, l’offre de santé et la prise en charge de nos aînés sur tout le territoire. Ces projets doivent maintenant se concrétiser rapidement. En parallèle, nous continuerons de réformer en profondeur notre modèle hospitalier avec un nouveau pacte entre l'hôpital et la médecine de ville, dont l’activité doit être mieux rémunérée. Nous veillerons à mieux articuler médecine de ville et hôpital, avec des leviers à construire dans la concertation : l’hôpital « hors les murs » (médecins exerçant en ville mais salariés de l'hôpital), désengorgement des urgences par une participation plus large aux gardes, numéro unique pour un rendez-vous médical dans les 48 heures si besoin sont autant de leviers qui doivent être utilisés. Nous continuerons de rendre l’hôpital plus humain, avec un plan de recrutement d’infirmiers et d’aides-soignants, moins de charges administratives pour les soignants, plus de responsabilités pour les paramédicaux et une place centrale des médecins dans la gouvernance.


Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

Depuis 2017, le minimum vieillesse a été augmenté de 100 euros par mois, l’Allocation Adulte Handicapé a été augmentée (plus que sous les deux quinquennats précédents), et le soutien aux aidants a été renforcé. Cela passe notamment par les soutenir et les soulager, avec la création d’un congé proche-aidant les indemnisant (58 euros nets par jour), le don de RTT à un collègue aidant un proche en perte d'autonomie, le déploiement des « maisons de répit » qui proposent un hébergement et un accompagnement répondant aux besoins des proches aidants, et la mise en place de l'expérimentation du dispositif du « relayage » qui consiste en l'intervention d'un professionnel de santé à domicile jusqu'à 6 jours d'affilée et 24h/24 afin de permettre à l'aidant de se reposer. Des fondations pour l’avenir ont été installées avec la création d’une cinquième branche de la sécurité sociale pour financer l’autonomie des personnes âgées et en situation de handicap. Le premier des impératifs est de vieillir dignement. Pour cela, nous augmenterons la pension minimale à taux plein, aujourd’hui trop faible, à 1 100 euros par mois. Le deuxième impératif est de pouvoir choisir de rester chez soi en vieillissant : nous répondrons à cette aspiration légitime des Français avec un service du maintien à domicile avec un seul interlocuteur pour l'aidant ou la personne âgée pour organiser tous les services et à travers la création d’une « Prime Adapt’ » prenant en charge, selon les ressources, jusqu’à 70% des coûts des travaux d’adaptation. Le dernier impératif est le renforcement de l’accompagnement : nous y contribuerons avec plus de présence des aides à domicile auprès de nos aînés en instaurant 2 heures de convivialité par semaine pour réduire leur solitude tout en améliorant les conditions de travail des professionnels, mais aussi en recrutant 50 000 infirmiers et aides-soignants supplémentaires en EHPAD d’ici 2027 (25% de plus qu’aujourd’hui).


Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

La majorité présidentielle a agi depuis 2017 pour une vraie politique d’aide aux familles les plus vulnérables. Nous avons mis en place le versement automatique des pensions alimentaires pour protéger les mamans seules confrontées aux impayés. Nous avons également augmenté de 30% le plafond du complément de libre choix du mode de garde pour les familles monoparentales et les parents bénéficiaires de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé jusqu’aux six ans de l'enfant. Nous avons également œuvré pour aider à la préparation de l’arrivée des enfants et pour accompagner ses premiers pas, avec l'extension du congé paternité de 14 à 28 jours dont 7 jours obligatoires ou via l'instauration d'un congé maternité indemnisé pour les travailleuses indépendantes de 38 jours supplémentaires ou encore le remplacement des agricultrices pendant leur arrêt maternité. En 2017, les jeunes parents étaient trop souvent laissés seuls face à ce nouveau rôle, 30% des femmes françaises étaient touchées par la dépression post- partum. C’est pour y mettre fin que nous avons mis en place le parcours 1 000 jours, période fondatrice pour toutes les familles avec la généralisation de l’entretien prénatal précoce et la création d’un entretien postnatal obligatoire pour lutter au plus tôt contre les inégalités de destin. Pour les cinq prochaines années, nous allons continuer et accélérer dans cette voie. Nous souhaitons ainsi permettre à tous les couples vivant ensemble de réduire leurs impôts comme s'ils étaient mariés ou pacsés et de mettre en place un droit opposable à la garde d’enfant pour tous les enfants de moins de 3 ans en encourageant financièrement les communes à ouvrir des places en crèche et à développer les réseaux d’assistantes maternelles. S’il n’y a pas de solution, les familles seront aidées. Nous souhaitons également accompagner encore plus les mamans célibataires : elles doivent être prioritaires pour bénéficier des horaires décalés pour garder leurs enfants. Nous ferons en sorte que l’aide à la garde soit versée jusqu’à 12 ans et que l’allocation de soutien familial soit augmentée de 50% soit 174 euros par mois et par enfant (116 euros aujourd’hui). Enfin, nous mettrons en place le versement automatique des aides sociales pour celles et ceux qui y ont le droit.


Quelles sont vos propositions en faveur de la santé et de la protection sociale ?

La santé sera, avec l’éducation et la protection de nos enfants, la priorité du second quinquennat d’Emmanuel Macron. Pour réformer notre système de santé et en garantir ainsi les fondamentaux tout en le modernisant, nous allons lancer une conférence des parties prenantes (patients, professionnels et élus locaux) pour construire les solutions locales et nationales autour d’un objectif : assurer l’accès aux soins pour tous. Notre action s’articulera autour de trois piliers : donner la priorité à la prévention, poursuivre le sauvetage de notre hôpital, innover en relocalisant la production de médicaments et en développant 20 biomédicaments et biotechnologies (notamment contre les cancers) et des technologies nouvelles comme les exosquelettes.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

Face aux crises que nous avons traversées, l’économie sociale et solidaire a été soutenue. Le fonds UrgensESS a ainsi permis d’accompagner les petites structures de l’économie sociale et solidaire durant la crise, en leur donnant accès à une aide de 5 000 à 8 000 euros. Ce sont plus de 16 000 emplois qui ont ainsi été sauvés. Nous avons également œuvré pour conforter le rôle indispensable de nos associations, que ce soit en matière de cohésion sociale, ou de force de notre tissu économique. Nous avons autorisé les associations à conserver totalement ou partiellement une subvention qui n’aurait pas été intégralement consommée, instauré un délai de soixante jours pour le versement des subventions qui assure une meilleure visibilité financière et autorisé les prêts entre associations d’un même réseau, tout comme la possibilité de faire don de l’excédent d’un compte de campagne aux associations. Par ailleurs, les moyens du Fonds pour le développement de la vie associative ont été augmentés. Nous avons également voté une loi pour les protéger dans l’exercice de leurs responsabilités et encourager les vocations associatives, qui permet de diminuer le risque juridique auquel les responsables d’associations sont exposés, de débloquer des crédits importants pour la formation des bénévoles et de sensibiliser les jeunes à l’engagement associatif dès le collège. Le plan France Relance, doté de 100 milliards d’euros, a également permis d’engager une transformation de notre modèle productif, afin qu’il permette de répondre aux nouvelles exigence sociales et environnementales. Ce profond mouvement permettra de dynamiser le secteur de l’économie sociale et solidaire. Ce sera également le cas des grandes réformes qui seront portées pendant le quinquennat, et notamment celles sur la prise en charge de la perte d’autonomie, le nouveau pacte productif pour un modèle économique qui accompagne et accélère les transitions, notamment écologiques.


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Malik Benakcha - LR

Si je vous écris aujourd'hui, c'est parce que je m'engage aussi à défendre le secteur de l'assurance.

Je m'engage pour la simplification des normes qui aujourd'hui empêchent plus qu'elles ne protègent. Trop d'institutions et d'administrations exercent des compétences complexifiant les démarches et réduisant nos capacités à investir.

Alors que seul un Français sur dix a recours aujourd'hui a des contrats d'assurance concernant la dépendance liée à l'âge, je défendrai un effort d'information, de pédagogie et de clarification sur le risque de dépendance. Je soutiens notamment la mise en place d'une garantie solidaire via un nouveau contrat de complémentaire santé responsable, accessible à tous, à moindre coût, reposant sur une mutualisation du risque au sein d'un pool coassurance, assorti d'une garantie viagère. Son tarif serait unique pour tous les cotisants et la garantie mise en place sans délai après la souscription.

Le rôle des assureurs doit être valorisé, dans tous les secteurs, dans le sens où vous participez à proposer des solutions complètes sans faire davantage appel aux fonds publics.


2ème circonscription


Emmanuelle Chaplault - Ensemble

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

Nous mettrons en place des bilans de santé complets et gratuits à des âges clés de la vie. Aujourd’hui, les dispositifs de dépistage sont fragmentés et les populations les plus à risque en sont les plus éloignées. Pour lutter contre ce phénomène d’éviction et développer une véritable culture de prévention en santé, chaque Français concerné recevra une invitation ciblée, selon la méthode de « l’aller-vers gradué » (le soin vient au patient), éprouvée dans le cadre de la vaccination Covid. Cette première invitation sera suivie de rappels sms et téléphoniques, jusqu’au déplacement d’une équipe « porte à porte » en cas d’absence de réponse. L’intérêt de ces bilans est de prévenir l’apparition des principales pathologies qui affectent les Français.

  • 1 Français sur 3 présente une hypertension artérielle.

  • Les troubles neurosensoriels sont à l’origine de rupture sociale et risque de chute chez le plus de 60 ans.

  • Le dépistage précoce des maladies cardiovasculaires, des cancers et du diabète permettrait d’améliorer l’espérance de vie en bonne santé des Français qui est dans la moyenne de l’OCDE.

  • Un dépistage à des âges clés de la vie réduirait la différence d’espérance de vie des catégories les plus vulnérables, qui sont les plus éloignées des dispositifs de prévention. Les bilans seront adaptés aux enjeux de santé liés à chaque âge de la vie.

  • À 25 ans : 1er frottis cervico-vaginal de la femme pour prévenir le risque de cancer du col : s’il est réalisé tous les 3 ans par toutes les femmes, le nombre de cas peut être réduit de 90% ! Autopalpation et dépistage par professionnels de santé tous les ans dans le cadre du cancer du sein Dépistage de l’hypertension artérielle qui touche 1 Français sur 3. Cette pathologie est en cause dans l’insuffisance rénale, l’insuffisance cardiaque, l’anévrisme artériel, ou encore la démence… Le traitement représente 2 milliards d’euros par an pour l’Assurance Maladie. La prévention et les règles hygiéno-diététiques suffisent à la prévenir.

Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

Ce que nous avons fait sur le dernier mandat :

  • Pour garantir à chacun un meilleur accès aux soins, 2 000 maisons de santé sur l’ensemble du territoire, regroupant des praticiens dans des zones jusqu’ici dépourvues de certaines spécialités.

  • Nous avons aussi remboursé les e-consultations dès 2018.

  • Annoncée en 2018, la fin du numérus clausus est devenue réalité à la rentrée universitaire de 2021.

  • Grâce à cela, chaque année 1 000 médecins supplémentaires sont formés.

Perspectives :

  • 15 000 recrutements à l’hôpital public. • Ouverture ou réouverture de 4000 lits « à la demande ».

  • 10 000 médecins formés par an à la suite de la suppression du numerus clausus.

  • Augmentation des places en formation d’infirmiers et d’aides-soignants, avec 6000 places en plus crées en 2021-2022.

Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

Emmanuel Macron ne mènera pas le projet de Grande Sécu à son terme. Emmanuel Macron assure vouloir “plutôt miser sur une “bonne coordination” de la sécurité sociale et des complémentaires, et “l’amélioration du système”, plutôt qu’une fusion.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

Dès après l’élection, nous lancerons une conférence des parties prenantes (patients, professionnels et élus locaux) pour construire les solutions locales et nationales autour d’un objectif : assurer l’accès aux soins pour tous. À travers cette conférence, nous proposerons des mesures – et en évaluerons le niveau d’adhésion - pour réformer le système de soin pour les patients et les professionnels. Nos axes de travail :

1. Aider les médecins de ville et les dentistes pour qu’ils puissent prendre davantage de patients : assistants médicaux pour tous, infirmiers salariés subventionnés dans les zones moins dotées.

2. S’appuyer sur tous nos professionnels de santé : pouvoir désigner un «pharmacien /infirmier référent » (renouvellement d’ordonnances, conseil, etc.), possibilité pour les pharmaciens et les infirmiers de réaliser des actes protocolisés du quotidien (dépistage, cystite, angine, etc.).

3. Assumer un renfort massif dans les déserts médicaux : permanences ponctuelles dans les territoires les moins dotés, « hôpital hors les murs », télé(exerpertise et téléconsultation, 4ème année d’internant pour les MG, régulation de l’installation, accompagnement des jeunes issus de ces territoires.

4. Améliorer l’accès aux soins en urgence : participation plus large aux gardes et astreintes, un numéro unique pour un rendez-vous médical dans les 48 heures si besoin.

5. Miser sur l’intelligence collective et donner plus de souplesse au terrain : liberté donnée aux soignants, au sein d’un service hospitalier ou d’une MSP, de s’organiser (répartition des tâches, etc.), gouvernance territoriale hôpital-ville sur des objectifs de santé publique.

6. Choc de simplification à l’hôpital : assistants médicaux dans les services, suppression de toutes les tâches administratives inutiles, renforcement du service et de la gouvernance médicale.

En regard : revoir la gouvernance et les organisations, le rôle de l’Etat et des élus, les financements et les rémunérations.


Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

Des services à domicile de qualité : Nous voulons que les personnes qui souhaitent vieillir chez elles puissent le faire. Pour cela, il nous faut des services à domicile de qualité, avec des financements permettant de recruter des aides, de les former et de les outiller.

Durant ce quinquennat, nous avons investi largement dans la qualité des services à domicile :

  • Avec un plan d’investissement d’1 Mds€ par an en faveur du soutien à domicile. Au 1er janvier 2022, ce sont 240 000 aides à domicile de la branche de l’aide à domicile qui auront vu leurs salaires revalorisés jusqu’à 15 %.

  • Avec un investissement de 750 M€/an pour développer la qualité des interventions quel que soit son lieu de vie. C’était nécessaire pour renforcer les interventions en soirée et le week-end et dans les territoires ruraux isolés. Personne ne doit être oublié. Ces financements agissent aussi en faveur des aidants familiaux et des aides à domicile. Nous savons qu’ils sont nombreux à avoir besoin d’accompagnement.

Les bases de l’offre d’accompagnement à domicile pour nos aînés sont là. Nous devons désormais aller plus loin.


Sur le terrain, nous entendons le désarroi de ceux qui disent ne pas avoir le temps de prendre soin des gens dont ils s’occupent, ceux qui souffrent d’un manque de qualité de vie au travail. Avoir le temps de discuter avec la personne accompagnée, de prendre un café avec elle, avoir le temps de les écouter tout simplement. C’est le cœur de leur métier. Nous devons donner plus de temps à ces professionnels et à nos personnes âgées. Nous leur donnerons 2 heures d’intervention à domicile de plus toutes les semaines. Cela permettra également de diminuer les temps partiels subis des aides à domicile pour avoir des temps complets. Pour pouvoir vieillir chez soi, il faut des aides à domicile motivés et bien formés. Mais il faut aussi pouvoir aménager son logement, pour éviter les risques de chutes par exemple. D’ici 2027, nous permettrons à 500 000 personnes âgées de rester plus longtemps dans leur logement en l’adaptant avec une nouvelle aide : MaPrimeAdapt'. Sur le modèle du succès MaPrimeRénov', cette nouvelle aide prendra en charge jusqu’à 70% du coût des travaux pour adapter son logement. Les ainés bénéficieront par ailleurs d’un accompagnement individualisé à domicile pour le faire équiper en aides technologies pour sécuriser les domiciles (tapis détecteur de chutes, domotique, barre de douche).


Moderniser les EHPAD :

Durant ce quinquennat nous avons déployé des moyens sans précédents pour moderniser nos maisons de retraites et pour recruter plus de personnels dans les EHPAD : Avec des revalorisations salariales historiques dans ce secteur : +183 € nets minimum pour 400 000 professionnels, c’est généralement un 12e, voire même un 13e mois pour eux (investissement sans précédent de l’État de 3 Mds€/an) ; Avec un grand plan d’investissement dans le cadre du Ségur pour la rénovation des EHPAD de 2 Mds€ sur 4 ans et leur transformation en lieux de vie plus chaleureux et ouverts. Avec des contrôles dans les EHPAD 5 fois plus fréquents : nous avons renforcé les moyens des ARS pour passer d’un contrôle en moyenne tous les 10 ans à un tous les 2 ans.

Nous devons désormais aller plus loin pour sortir de l’alternative binaire domicile/EHPAD. Et comme les personnes en établissement bénéficieront d’infrastructures plus modernes mais seront souvent en perte d’autonomie plus sévère, il faudra plus de personnels à leurs côtés : Nous augmenterons donc de 25% le nombre de soignants en EHPAD en recrutant 50 000 infirmières et aides-soignantes au pied du lit des résidents. Ces renforts s’ajouteront aux 20 000 postes déjà créés pendant ce quinquennat. In fine, sur ces deux quinquennats, c’est 10 soignants de plus par EHPAD qui seront créés ! Ces embauches permettront de limiter les cadences dans les EHPAD et de favoriser alors la bientraitance pour les résidents.

Nous souhaitons aussi créer 100 000 places d’alternatives à l’EHPAD d’ici 2027 dans le cadre d’une loi de programmation. Nous créerons 50 000 places d’habitat innovants pour les séniors (béguinage, colocation séniors, résidence séniors à tarifs sociaux) et 50 000 places d’« EHPAD hors les murs ». Ces dispositifs innovants permettent de faire venir l’expertise médicale et gériatrique de l’EHPAD à domicile et donc d’avoir le même niveau de sécurité et de qualité de prise en charge médicale qu’en EHPAD. Le but est simple : permettre en 2027 à 100 000 personnes qui auraient dû aujourd’hui entrer en EHPAD de bénéficier d’une alternative.

Investir dans le domicile c’est répondre aux attentes des Français, c’est réduire leur reste à charge et c’est créer de l’emploi durable pour nos jeunes. Ces mesures, nous les financerons par davantage de travail. C’est par le travail aussi que nous permettrons à nos aînés de vivre plus longtemps chez eux et d’être mieux accompagnés.


Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

Nous garantirons à tout parent d’un enfant de moins de 3 ans une solution d’accueil (crèche, assistant maternel, garde d’enfant à domicile), proche de chez lui et financièrement accessible. Pour que la recherche d’une solution d’accueil ne soit plus un casse-tête à chaque naissance, Pour soutenir la natalité, favoriser le développement de l’enfant et lutter contre les inégalités dès les 1 000 premiers jours de vie, Pour soutenir l’accès à l’emploi des parents et notamment des femmes. Un nouveau système, plus simple et plus juste pour tous les parents :

  • Un droit garanti à l’accueil de tous les enfants de moins de 3 ans proche de chaque famille

  • Un coût unifié pour toutes les solutions d’accueil

  • Des horaires adaptés aux besoins des familles monoparentales

  • Un accompagnement financier tant qu’aucune solution d’accueil n’aura été trouvée.

Aujourd’hui, il manque près de 200 000 places d’accueil pour les enfants de moins de 3 ans. Nous organiserons une concertation avec les collectivités pour se donner un objectif de résultat. Nous discuterons sans tabou de la répartition des responsabilités et des leviers à actionner. Aujourd’hui, les Français attendent avant tout des solutions.

Pour les modalités d’organisation, nous discuterons avec les collectivités. Les investissements nécessaires pour combler les manques seront financés par l’Etat.

Enfin, pour les familles monoparentales, nous étendrons en plus jusqu’à l’entrée au collège (soit 12 ans) l’aide à la garde d’enfant, qui s’arrête aujourd’hui à la fin de l’école primaire (soit 6 ans).


Quelles sont vos propositions en faveur de la santé et de la protection sociale ?

Sur la télésurveillance médicale : Afin de renforcer l’accompagnement des Français qui souffrent de pathologies chroniques sévères, de mieux surveiller les sorties d’hospitalisation et de détecter au plus vite les alertes de santé sérieuses, nous étendrons le bénéfice de la télésurveillance médicale à au moins 1 million de personnes d’ici à 2027. La télésurveillance des patients sera confiée à des plateformes qui respecteront des standards objectifs de qualité et de pertinence de soins établis par la HAS.

Le soin numérique sera systématiquement assuré par un professionnel de santé ou une structure de soin coordonné ancrés sur le territoire national. Une accréditation des structures et des contrôles réguliers seront réalisés par les ARS. Grâce à cette première phase de généralisation de la télésurveillance médicale, nous réduirons le nombre de ré-hospitalisations, favoriserons le maintien à domicile des personnes en situation de perte d’autonomie et renforcerons l’approche préventive en santé. L’objectif principal étant la prise en charge du patient au plus près de son lieu de vie. Un tel dispositif est bénéfice :

  • Important vecteur d’amélioration de l’accès aux soins ;

  • Amélioration de l’efficience de l’organisation et de la prise en charge des soins ;

  • Améliorer la qualité de vie des patients ;

  • Un accès rapide à l’avis d’un spécialiste ou d’un expert dans son domaine. Les expérimentations de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé (ÉTAPES) ont débuté en 2018. Les 5 expérimentations en cours concernent :

  • L’insuffisance cardiaque qui représente un coût annuel pour la collectivité de 2,4 milliards,

  • L’insuffisance rénale pour un coût de 3,5 milliards,

  • L’insuffisance respiratoire 3 milliards,

  • Le diabète 7,2 milliards,

  • La télésurveillance des prothèses cardiaques implantables 2 milliards.

Des start-ups françaises se développement et réunissent l’excellence de l’ingénierie et de la santé.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

L’économie sociale et solidaire est une réponse aux défis écologiques et sociaux du XXIe siècle. Nous avons fait de l’économie sociale et solidaire un moyen de recréer de l’aménagement du territoire par et pour les habitants de ces territoires. De la même façon qu’il existe des clusters ou pôles de compétitivité regroupant des acteurs économiques « classiques » pour développer les formes de coopération, nous avons développé les pôles territoriaux de coopération économique pour les entreprises solidaires. Par ailleurs, les tiers-lieux, véritables espaces centraux de la vie de leurs territoires palliant à l’isolement permettent de contribuer au développement économique notamment à travers les entreprises solidaires. Nous avons mis la finance au service des associations et grandes causes de l’intérêt général.


Nos perspectives :

Continuer d’aménager le territoire en faveur de l’économie sociale et solidaire :

  • Nous avons relancé et soutenu la dynamique des tiers-lieux pour dynamiser les territoires, répondre aux besoins des citoyens et développer le « faire ensemble ». Leur développement et leur structuration est en cours grâce à un budget total de 130 millions d’euros, dont la moitié provient de France Relance.

  • L’aménagement du territoire ne se fera désormais plus sans les PTCE et les tiers-lieux : le nombre de tiers-lieux en France était estimé à plus de 2500 en 2021 mais sa dynamique les portera à un nombre estimé entre 3 000 et 3 500 fin 2022.

Développer l’économie sociale et solidaire à l’échelle européenne :

Nous avons posé les bases d’une harmonisation et d’une reconnaissance mutuelle de tous les acteurs de l’économie sociale et solidaire en Europe grâce au premier Plan d’action européen pour l’ESS. Son application permettra à nos acteurs économiques de se développer plus simplement et plus massivement en Europe.


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François Chéreau - Union des Centristes et des Ecologistes

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

Candidat aux législatives 2022 dans la 2eme circonscription du Loir et Cher Écologiste expérimenté, loin des verts de EELV, Centriste, donc proche de la majorité présidentielle Indépendant pour conserver sa liberté d’expression notamment sur la Transition Écologique

  • Sports et culture

  • Défense de l’environnement

  • Éducation à la santé

  • Détection précoce des écarts de développement

  • Un médecin traitant pour chacun.

  • Bilans de santé complets à des âges clés de la vie

  • Accompagnement personnalisé et connecté des malades chroniques

Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

  • Revitalisation des zones rurales

  • Généralisation des Maisons de santé

  • Cursus de formation rallongé par un « internat » dans un cabinet en zone rurale

  • Revalorisation du médecin généraliste qui est devenu le col bleu de la profession notamment à la campagne

  • Télé médecine avec une meilleure couverture numérique des zones rurales et une lutte contre l’illectronisme

  • Accueil maîtrisé de médecins étrangers notamment européens

  • Délégation d’actes médicaux aux pharmaciens mais aussi à d’autres professionnel(le)s de santé

  • Fin du numérus clausus

Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

  • En sus des cotisations sociales, la généralisation de l’euro symbolique pour responsabiliser la consommation

  • Contrôle des prestations

Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

  • Désengorgement des urgences recrutement d’infirmiers et d’aides-soignants,

  • Assistants médicaux pour tous professionnels de santé

  • Moins de charges administratives pour les soignants,

  • Plus de responsabilités pour les paramédicaux

  • Des médecins plus nombreux dans la gouvernance.

  • Permanences ponctuelles « hôpital hors les murs »,

  • Restructuration de la fonction publique notamment hospitalière

Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

  • Vieillir dignement chez soi

  • Augmentation annuelle du minimum vieillesse et de l’Allocation Adulte Handicapé

  • Soutien aux aidants des professionnels de santé

  • Déploiement des « maisons de répit » et du dispositif du « relayage »

  • Création d’une cinquième branche de la sécurité sociale

  • Plus de présence des aides à domicile Interventions 24h/24 et 7j/7

  • Contrôle plus intense des EHPAD

  • Développement solutions alternatives aux EHPAD

Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

  • Versement automatique des pensions alimentaires

  • Augmentation annuelle plafond du complément de libre choix du mode de garde pour les familles monoparentales et les parents bénéficiaires de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé

  • Extension du congé paternité

  • Remplacement des agricultrices pendant leur arrêt maternité.

  • Généralisation de l’entretien prénatal précoce et la création d’un entretien postnatal obligatoire

  • Droit opposable à la garde d’enfant pour tous les enfants de moins de 3 ans

  • Ouverture de places en crèche

  • Développement des réseaux d’assistantes maternelles.

  • Accompagnement des mamans célibataires .

  • Versement automatique des aides sociales pour celles et ceux qui y ont le droit.

  • Accueil de tous les enfants de moins de 3 ans proche de chaque famille

Quelles sont vos propositions en faveur de la santé et de la protection sociale ?

  • Travail en commun des parties prenantes (patients, professionnels et élus locaux)

  • Accès aux soins pour tous

  • Priorité à la prévention

  • Restructuration de la fonction publique hospitalière

  • Relocalisation de la production de médicaments et d’équipements médicaux

  • Indépendance européenne sanitaire

Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

  • Renforcer le rôle des associations dans tous les domaines

  • Protection dans l’exercice de leurs responsabilités

  • Encouragement aux vocations associatives

  • Protection sociale des bénévoles

  • Formation des bénévoles

  • Généralisation des tiers lieux

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Jérémie Demaline - NUPES

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

Au-delà des propositions générales que présente la Nouvelle Union Populaire, Ecologique et Sociale, et qu’a exposées mon camarade et ami Reda Belkadi, je voudrais revenir sur un point.

La prévention des troubles en santé mentale me semble le grand absent des politiques menées ces dernières années. Pourtant, la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid 19 a mis en lumière combien ce sujet était brulant. En lien avec les Mutuelles du Livre III, je considère qu’il serait pertinent de renforcer le réseau des centres médico-psychologiques pour prendre en charge cette question.


Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

Nous nous engageons à soutenir les actions diverses engagées par les différentes collectivités, notamment l’expérimentation menée par la Région Centre Val-de-Loire sur le recrutement de 300 médecins. Pour autant, ce premier pas mérite d’être complété par la mobilisation d’autres acteurs, notamment ceux qui, comme les Mutuelles du Livre III, ont l’expertise de la gestion des praticiens.

Ainsi, nous souhaitons nous appuyer sur les réalisations sanitaires et sociales du réseau mutualiste pour partir à la reconquête des déserts médicaux. Avec ces acteurs, nous entendons multiplier les cliniques, centres de santé et centres dentaires conventionnés « secteur I » dans les départements, nombreux en Centre Val-de-Loire, qui souffrent de la disparition des services de santé de proximité.

Nous souhaitons garantir la présence de médecins en milieu rural, qu’ils soient généralistes ou de spécialités. Aujourd’hui, chacun constate que la mise à disposition de locaux à destination des médecins par les collectivités territoriales produit des effets contrastés. Soyons honnêtes, à long terme, les résultats en termes de maintien des praticiens sur les territoires sont décevants.

Notre proposition, dans ce contexte, est de sécuriser le recrutement au fur et à mesure des mobilités professionnelles. Pour ce faire, nous proposons de développer des partenariats de longue durée avec les facultés et autres filières publiques de formation en France et en Europe, qui garantissent un débouché aux jeunes diplômés. Des mutuelles ont déjà commencé à construire des conventions de cette nature, pourquoi ne pas les généraliser ?

En complément, pour avoir une vraie planification, nous proposerons, sur le modèle des grandes écoles, un engagement des étudiants en médecine de 10 ans en échange du financement de leur cursus universitaire. Ainsi, la puissance publique pourra compléter le maillage médical en fonction des besoins.


Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

Le constat que nous faisons, dans le financement des 5 branches de la protection sociale, c’est le refus des gouvernements successifs de créer des nouvelles recettes. Il s’agit soit de faire cotiser plus ou plus longtemps les assurés sociaux ou de réduire les prestations. Nous considérons qu’il faut sortir de cet aveuglement idéologique.

Nous proposons donc d’aller chercher des recettes nouvelles en mettant fin aux exonérations de cotisations sociales part employeur dont l’inefficacité dans la lutte contre le chômage est aussi prouvée que les effets dévastateurs sur le financement de la protection sociale dans l’ensemble de ces branches y compris celle qu’il faut créer pour la dépendance. La hausse des salaires, que nous voulons porter, permettrait aussi d’abonder de nouvelles recettes.

Dans ce même cadre, nous mettrons fin aux « taxes sur les taxes » que sont la CSG et la CRDS.

Nous souhaitons aussi « désétatiser » la gestion de la protection sociale et la transférer aux ayants-droits, désignés par des élections dont le corps électoral serait l’ensemble des assurés sociaux. Il s’agit ainsi de relancer le dialogue social qui a été mis sous l’étouffoir dix ces dernières années. Il s’agit enfin de sortir des logiques de spécialisations pour remettre au cœur du débat concernant la protection sociale la dimension de l’intérêt général.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

  • Faire passer la santé d’abord et reconstruire les établissements de santé publics, notamment les hôpitaux

  • Reconstruire le service public hospitalier

  • Instaurer le « 100 % Sécu » en remboursant à 100 % les soins de santé prescrits et en intégrant les complémentaires santé dans la Sécurité sociale

  • Rouvrir des services d’urgences, des maternités et des EHPAD publics assurant un service de santé public de proximité à moins de trente minutes de chaque Français

  • Sortir du tout T2A (tarification à l’activité) et de la politique du chiffre qui met les établissements hospitaliers en situation de conflits d’intérêt avec la Sécurité sociale

  • Engager un plan pluriannuel de recrutement et de pré-recrutement des professionnels du soin et du médico-social (médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs), revaloriser les métiers et les revenus et augmenter les capacités d’accueil des établissements de santé publics, notamment les hôpitaux

  • Actionner tous les leviers pour combattre les déserts médicaux : création de centres de santé pluridisciplinaires publics et embauche de médecins salariés, augmentation des moyens des facultés de médecine pour permettre une véritable suppression du numerus clausus, mobilisation de la médecine libérale et hospitalière, coopératives médicales, conventionnement sélectif, obligation temporaire d’installation, etc.

Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

  • Faire face collectivement à la perte d’autonomie individuelle au travers de la création d’un service public national déconcentré de la dépendance, pour aider les seniors à rester à domicile.

  • Développer un réseau public de maisons de retraite aux tarifs harmonisés et accessibles

  • Créer 10 000 places par an en EHPAD publics pendant cinq ans, refonder le modèle de financement, l’augmentation des moyens matériels et humains

  • Former, qualifier et recruter en nombre suffisant le personnel nécessaire : au moins 210 000 personnels médico-sociaux et médicaux pour pouvoir respecter un ratio minimal d’encadrement « au chevet » des résidents

  • Revaloriser les métiers et revenus de l’ensemble des professionnels du grand âge à domicile comme en institution en refondant les grilles de rémunération et de qualifications

  • Le financement de ce grand chantier sera pris en charge par la création d’une 6e branche de la protection sociale.

Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

  • Faire le service public de la petite enfance

  • Créer un service public de la petite enfance et ouvrir 500 000 places en crèche et modes de garde adaptés sur cinq ans, en assurant l’égalité territoriale et la possibilité pour chaque famille d’accéder à un mode de garde

  • Planifier la création de crèches (publiques et d’entreprises publiques) et de jardins d’enfants à effectifs réduits garantissant un accès à un espace extérieur contenant une vraie végétation

  • Augmenter les moyens humains et matériels pour améliorer les conditions de travail dans les structures existantes

  • Aller vers la gratuité des crèches publiques en commençant par généraliser la tarification progressive

Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

  • Généraliser l’économie sociale, solidaire et coopérative

  • Garantir l’accès de l’ESS au financement et aux marchés publics

  • Favoriser le développement des sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) et les sociétés coopératives et participatives (SCOP) de façon à développer des services communs dont la responsabilité est partagée entre citoyens et usagers, salariés, partenaires publics et privés

  • Redonner du pouvoir et des moyens aux associations citoyennes et aux acteurs de l’éducation populaire, en finir avec la pratique du financement par appel à projet

  • Développer les coopératives d’activités et d’emploi (CAE) afin de lutter contre le statut d’auto-entrepreneur et développer des formes de travail en commun et aussi:

  • Reconnaître la citoyenneté dans l’entreprise et des droits nouveaux aux salariés .

  • Créer un droit de préemption pour permettre aux salariés de reprendre leur entreprise sous la forme d’une coopérative

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