Les 12 propositions du mouvement mutualiste pour agir dès maintenant et préparer demain

Département de l'Eure-et-Loir (28)

Dernière mise à jour : 17 juin

Les propositions des candidats et candidates dans l'Eure-et-Loir

Les contributions sont postées par ordre de réception


1ère circonscription

  • Quentin Guillemain (NUPES) : qualifié au 2e tour

  • Guillaume Kasbarian (Renaissance) : qualifié au 2e tour

2ème circonscription


3ème circonscription

  • Romain Ribas (UCE)

  • Eric Laqua (Reconquête)

4ème circonscription

  • Philippe Vigier (Ensemble) : qualifié au 2e tour

  • Elisabeth Meyblum (LR)

  • Virginia de Oliveira (RN) : qualifiée au 2e tour



1ère circonscription


Quentin Guillemain - NUPES


Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

Nous faisons face à l'explosion de maladies chroniques liées à la pollution de notre environnement et à une alimentation industrielle. Président de l'association pour la santé des enfants depuis l’affaire Lactalis en 2017, je connais l'impact de nos modes de consommation sur les plus jeunes d'entre nous. Il nous faut être plus stricts sur les conditions fixées aux industriels pour les produits en particulier sur ceux destinés à nos enfants. Concernant la réglementation sur la composition des couches pour bébés inexistante, les produits d’hygiène mais aussi l’alimentation ultra transformée qui conduit à des problématiques de santé. Je proposerai que la réglementation puisse protéger plus qu'aujourd'hui nos enfants des produits qui leur sont destinés et que les industriels de l’agroalimentaire s’engagent sur la suppression des additifs aux produits destinés à notre alimentation.

Avec la NUPES, nous souhaitons développer la prévention en matière de santé environnementale : faire du plan national santé environnement (PNSE) un moyen d’éradiquer les maladies chroniques liées à la pollution de l’air, à la malbouffe et à l’exposition aux pollutions dans un cadre professionnel (pesticides, radioactivité, amiante, produits chimiques). Il est également important de mettre fin à l’épidémie de VIH en France en 2030 par un grand plan national de dépistage et de traitement.

Nous souhaitons faire de la santé mentale une grande cause du quinquennat : renforcer les moyens des centres médico-psychologiques (CMP) et des structures dédiées au handicap psychique, et augmenter le nombre de places en faculté de médecine dans la filière psychiatrique.


Suite à la crise du COVID-19, nous souhaitons également nous organiser pour être prêts pour les futures pandémies qui nous attendent avec les propositions suivantes :

  • Adopter un plan de prévention et d’adaptation aux pandémies respectueux des libertés fondamentales, basé sur la société du roulement, la souveraineté, la planification sanitaire et des politiques d’« aller vers » qui favorisent l’accès à la vaccination ;

  • Abroger les lois sur l’état d’urgence sanitaire et le passe sanitaire et le remplacer par un nouveau dispositif de gestion des crises sanitaires discuté au Parlement ;

  • Prévoir la levée des brevets sur les médicaments et les équipements nécessaires à une réponse sanitaire urgente, rendre obligatoire le partage de connaissances, de compétences et de technologies en vue d’une production massive et équitablement répartie des biens médicaux de première nécessité ;

  • Réquisitionner temporairement les entreprises indispensables à la production de matériel sanitaire (masques, tests, purificateurs) et de secours ;

  • Assurer notre souveraineté sanitaire en développant des filières de production de médicament et équipements médicaux ;

Faire un pôle public du médicament qui devra :

  • Assurer une relocalisation de la production de médicaments et des vaccins nécessaires à la souveraineté sanitaire,

  • Garantir l’approvisionnement d’une réserve stratégique,

  • Assurer le contrôle des prix sur l’ensemble des produits de santé et communiquer sur leurs coûts réels,

  • Permettre la transparence sur le financement de la recherche et du développement,

  • Mettre en place une conditionnalité des aides perçues par les entreprises privées pour la recherche de vaccins et médicaments,

  • Produire et diffuser massivement les vaccins et traitements passés sous licence d’office.

Je souhaite également que puisse être réaffirmer et conserver les lois EVIN sur l’interdiction de la promotion des produits dangereux pour la santé. De la même manière que la promotion des alcools et de la cigarette doit être interdite, le dispositif doit être élargi à tous les produits reconnus comme dangereux pour la santé du vivant (produits de l’ultra-transformation conduisant à l’obésité, désherbants, insecticides, médicaments, compléments alimentaires).


Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

La question des déserts médicaux est un des grands piliers de mon programme pour ces élections. Il nous faut réguler l’installation des médecins, comme c’est déjà le cas pour les pharmaciens et les notaires. Je propose que nous demandions aux professionnels de santé qui débutent de s’installer dans les territoires les moins dotés en professionnels de santé, mesure que nous accompagnerons en favorisant l’installation des médecins et de leur famille par des aides adaptées aux attentes de ceux qui s’installent (matériel, secrétariats, locaux, etc). Nous formerons plus de jeunes professionnels de santé, en encourageant la création de nouvelles formations de santé dans nos universités, pour mettre fin à cette aberration du gâchis des vocations dans les premières années de formations médicales qui conduiront à terme, si rien n’est fait, par la fuite des jeunes vers d’autres métiers. Nous encouragerons la création de centres de santé pluridisciplinaires publics et l’embauche de médecins salariés, l’augmentation des moyens des facultés de médecine pour permettre une véritable suppression du numerus clausus. Il faut revaloriser les professions médicales, paramédicales et médicosociales afin de retrouver des vocations.


Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

Il faut mettre fin à cette tradition française de suppression des « charges » sociales pour chaque dispositif pour l’emploi qui conduit à faire porter au régime de sécurité sociale les efforts de financement de mesures gouvernementales. Les efforts demandés aux mutuelles doivent être imposés au secteur assurantiel qui dégage des bénéfices records sans jamais participer réellement à l’effort collectif.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

Il faut reconstruire l’ensemble du service public hospitalier, ne plus associer le mot de rentabilité à nos services publics. Avec la NUPES, nous souhaitons rouvrir des services d’urgences, des maternités et des EHPAD publics assurant un service de santé public de proximité à moins de trente minutes de chaque Français.

Nous souhaitons engager un plan pluriannuel de recrutement et de pré-recrutement des professionnels du soin et du médico-social (médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs), revaloriser les métiers et les revenus et augmenter les capacités d’accueil des établissements de santé publics, notamment les hôpitaux.

Nous souhaitons également sortir du tout T2A (tarification à l’activité) et de la politique du chiffre qui met les établissements hospitaliers en situation de conflits d’intérêt avec la Sécurité sociale.


Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

Je suis favorable à la prise en charge de la perte d’autonomie à 100% par l’assurance-maladie. Comme écrit à la réponse ci-dessus, nous souhaitons engager un plan pluriannuel de recrutement et de pré-recrutement des professionnels du soin et du médico-social (médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs), revaloriser les métiers et les revenus.

Il n’y a pas assez de personnels pour s’occuper de nos aînés, ils ne disposent pas d’assez de temps pour discuter avec eux, pour prendre soin d’eux. Nos aînés ont besoin de lien social au quotidien pour être accompagnés de la meilleure des façons en fin de vie. Il faut mettre fin à la maltraitance des établissements accueillant les personnes dépendantes.

Les établissements privés doivent contribuer au financement de la dépendance proportionnellement aux profits réalisés.

Nous pouvons par exemple envisager la création de services civiques pour venir soutenir le personnel des EPHAD et permettre de tisser des liens intergénérationnels dans ces établissements.


Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

Nos propositions pour la petite enfance sont les suivantes :

  • Créer un service public de la petite enfance et ouvrir 500 000 places en crèche et modes de garde adaptés sur cinq ans, en assurant l’égalité territoriale et la possibilité pour chaque famille d’accéder à un mode de garde,

  • Planifier la création de crèches (publiques et d’entreprises publiques) et de jardins d’enfants à effectifs réduits garantissant un accès à un espace extérieur contenant une vraie végétation,

  • Augmenter les moyens humains et matériels pour améliorer les conditions de travail dans les structures existantes,

  • Aller vers la gratuité des crèches publiques en commençant par généraliser la tarification progressive.

S’ajoute à cela les mesures en faveur de la santé des enfants évoquées précédemment.

Je souhaite également que les PMI puissent être remise en ordre de marche avec les financements adéquats pour accompagner les parents tout au long de la grossesse mais également dans les premiers mois de la naissance.

Il nous faut également sortir les industriels des hôpitaux publics et des PMI qui souvent s’organisent pour proposer leurs produits aux familles sans que ceux-ci n’aient de propositions alternatives.


Quelles sont vos propositions en faveur de la santé et de la protection sociale ?

Dans le cadre de la NUPES, nos propositions en faveur de la santé sont les suivantes :

Instaurer le « 100 % Sécu » en remboursant à 100 % les soins de santé prescrits.

Je souhaite qu’une grande loi santé et sécurité sanitaire puisse voir le jour afin que nous répondions aux enjeux du zéro reste à charge réel, de la fin de l’avance des frais de santé et d’une politique de promotion de la santé et du soin de qualité en proximité.

Je propose que l’on rende obligatoire pour TOUS les salariés et fonctionnaires la prise en charge d’une mutuelle financée à moitié par l’employeur.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

Nos propositions sont les suivantes :

  • Garantir l’accès de l’ESS au financement et aux marchés publics,

  • Favoriser le développement des sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) et les sociétés coopératives et participatives (SCOP) de façon à développer des services communs dont la responsabilité est partagée entre citoyens et usagers, salariés, partenaires publics et privés,

  • Redonner du pouvoir et des moyens aux associations citoyennes et aux acteurs de l’éducation populaire, en finir avec la pratique du financement par appel à projet,

  • Développer les coopératives d’activités et d’emploi (CAE) afin de lutter contre le statut d’auto-entrepreneur et développer des formes de travail en commun.


____________

Guillaume Kasbarian - Renaissance

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

Dès la rentrée 2018, un service sanitaire de six semaines pour les étudiants en médecine, odontologie, maïeutique, pharmacie, kinésithérapie et soins infirmiers a vu le jour. Depuis la rentrée 2019, l'ensemble des formations en santé sont concernées, soit 47.000 étudiants amenés chaque année à intervenir dans les établissements scolaires, les Ehpad, les entreprises, les lieux de privation de liberté ou au sein du milieu associatif.


Pour rappel, de 2018 à 2021, quelques 17.600 actions de sensibilisation, d'éducation à la santé ou encore d'étude de besoins ont été proposées autour d'enjeux de santé publique majeurs tels que le tabac, l'alcool, la prévention des infections sexuellement transmissibles, la nutrition, la promotion de l'activité physique ou encore l'usage des écrans chez les enfants.


Il nous appartient d’aller plus loin et de développer une approche de la médecine qui au-delà de son volet exclusivement curatif pour nous appuyer sur une approche préventive.


Pour ne citer que quelques exemples :

  • Pour les enfants : une détection précoce des écarts de développement (hyperactivité, dyslexie, obésité…) et un médecin traitant pour chacun

  • Aux âges clés (25, 45, 60 ans) un bilan de santé complet et gratuit

  • Pour les patients ayant une maladie chronique, un accompagnement personnalisé et connecté (ex. télésurveillance de la glycémie)

  • Une politique ambitieuse pour la santé des femmes

  • Des plans de détection et de prévention relatifs à la santé mentale, à l’infertilité, à la drépanocytose...

Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

Concernant la lutte contre les déserts médicaux le gouvernement avait pris un engagement, celui de doubler le nombre de maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP). Fin 2017, 1118 maisons de santé pluriprofessionnelles étaient recensées. Fin 2021, elles étaient désormais au nombre de 2018, sans compter les maisons de santé pluriprofessionnelles au stade de projets. Dans L’Eure-et-Loir, nous sommes passés de 13 maisons de santé en 2017 à 22 maisons de santé en 2022. Mais il ne suffit pas de créer des maisons de santé, encore faut-il les remplir de médecins.


Le manque de médecins vient notamment du niveau insuffisant du numerus clausus – c’est-à-dire le nombre d’étudiants en médecine accédant à la 2ème année – pendant les années 1990. Résolu à enrayer cette situation de manque chronique de médecins, le gouvernement et les parlementaires ont supprimé le numerus clausus par la loi de santé du 24 juillet 2019. A compter de la rentrée 2021, le plafond est devenu un plancher : le nombre de places en deuxième (et troisième) année de médecine est déterminé par les universités, en fonction d'objectifs pluriannuels tenant compte des capacités de formation et des besoins de santé du territoire.


Par ailleurs, afin de renforcer les effectifs dans les départements les moins dotés il pourrait être envisagé une quatrième année d’internat des étudiants en médecine générale (cette initiative pourrait être basée sur le volontariat.).


Dans un souci de simplification notamment pour les personnes suivant un traitement, on pourrait nommer « un pharmacien ou infirmier référent » sur un territoire de santé pour un renouvellement d’ordonnance ou des choses simples à faire. Sans oublier, bien entendu, le développement de la télémédecine et le déploiement de permanences ponctuelles qui permettront d’alléger considérablement le travail des médecins présents. Ceci, sans oublier la délégation de tâches rendue possible en s’appuyant sur des assistants médicaux et les infirmiers en pratiques avancées. Pour finir sur ce volet lutte contre la désertification médicale il convient, par ailleurs, de revaloriser (rémunération) la médecine de ville.


Tout ceci sans oublier, bien entendu, d’accompagner localement la création de la faculté de médecine et du CHU d’Orléans.

Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

Je crois à une certaine stabilité organisationnelle. Je ne suis pas certain que l’idée d’une grande Sécurité sociale évoquée par certains soit in fine plus efficace car le monde mutualiste joue un rôle pivot dans l’offre de soins et il appelle de la stabilité.


En témoigne le succès du « reste à charge zéro » (prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale de l'accès à des prothèses dentaires, auditives et à des lunettes) entré en vigueur entre 2019 et 2021. Il a en effet pu dès à présent bénéficié à 10 millions de Français. Ce sont autant de personnes qui ont eu accès aux soins sans avoir à y renoncer faute de moyens. S’appuyer sur une approche plus mutualiste me semble être une idée intéressante.


Ceci étant dit, il convient de travailler à une meilleure coordination entre l’assurance maladie et les assurances complémentaires ainsi qu’une amélioration de l’efficacité du système.


Par ailleurs, il nous faut également améliorer l’information du Parlement et de nos concitoyens, concernant le budget de la sécurité sociale au moyen de la loi organique qui réforme le pilotage des finances sociales (meilleur accès aux informations pour une meilleure compréhension des finances sociales), et ce, conjointement à une loi de budget plus simple et plus lisible pour tous.


Mais aussi de financer la dette sociale en poursuivant la reprise de la Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale initiée en 2020.


Sans oublier de poursuivre l’objectif du plein emploi (au-delà des impôts perçus par L’Etat, les grandes sources de financement de l’assurance maladie sont les cotisations et les contributions) pour contribuer à financer notre modèle social tout en s’appuyant sur les réformes de la formation et de l’assurance chômage.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

Notre système hospitalier fait face à de nombreux défis. Il est urgent de prendre de nouvelles mesures et de poursuivre ce que nous avons entamé depuis le début de ce quinquennat et plus récemment le Ségur de la santé. Initié à l’été 2020, il a permis un investissement historique de 19 milliards d’euros pour restaurer les capacités financières des hôpitaux (6.5 milliards), financer de nouveaux investissements dans les établissements de santé et en ville (9 milliards), moderniser les Ehpad (1.5 milliard), développer le numérique en santé (2 milliards…).


Ce sont autant de leviers qui vont contribuer à lutter contre la désertification médicale mais plus largement améliorer l’accès aux soins de nos concitoyens et leur pris en charge. À Chartres, ce sont 15 millions d’euros d’investissements qui sont consacrés à la modernisation de l’hôpital.


À ces 19 milliards s’ajoutent plus de 8 milliards d’euros de revalorisations salariales pour le personnel soignant des secteurs sanitaires et médico-sociaux. Il nous faut rendre ces métiers attractifs.


Concernant plus spécifiquement notre Région Centre-Val de Loire et la nécessité de prendre en compte l’urgence de la situation, cette dernière a conduit les députés de notre majorité à agir pour l’accès aux soins. Après avoir été reçus à Matignon jeudi 30 septembre dernier, ils ont eu l’occasion, mardi 5 octobre à l’Assemblée nationale, de présenter au Premier ministre Jean Castex « 10 propositions pour améliorer l’accès aux soins dans la région Centre-Val de Loire » :

  • Porter le nombre d’étudiants en médecine à 500 à l’horizon 2025

  • Faciliter les stages inter-CHU pour remédier au besoin impérieux de former de nouveaux médecins dans la Région

  • Déployer un bus de consultations spécialisées pour faciliter l’accès aux soins en ruralité

  • Expérimenter un accès direct sans prescription à certains professionnels de santé, notamment les kinésithérapeutes et orthophonistes, pour gagner du temps.

Nous pourrions, par ailleurs, compléter ces propositions par :

  • Un plan de recrutement d’infirmiers et d’aides-soignants

  • Rendre l’hôpital plus humain : moins de charges administratives pour les soignants, plus de responsabilités pour les paramédicaux et une place centrale des médecins dans la gouvernance

  • Relocaliser en France la production de médicaments

  • Etendre la participation des gardes (désengorger les urgences)

  • Instaurer un numéro unique pour obtenir un rendez-vous médical sous 48 heures.

Notons tout de même que les députés ont été entendus à la suite des annonces faites en date du 22 février dernier. À Savoir :

- La création d’un CHU à Orléans

- L’Augmentation du nombre d’internes avec 350 places dès la rentrée 2022 ainsi qu’un renforcement conséquent des

moyens d’encadrement qui sont aujourd’hui inférieurs à la moyenne nationale.

- La reconnaissance de la situation particulière de la région Centre-Val de Loire avec plusieurs mesures dérogatoires :

  • Augmentation de la formation des IPA (Infirmières en Pratiques Avancées) avec un objectif de 50 en 2023.

  • Elargissement des possibilités d’accès à la télémédecine, en lien avec les CPTS.

  • Autorisation des stages inter-CHU, pour permettre aux étudiants, sans hôpitaux proche de leur lieu d’étude, d’effectuer leur internat dans une autre région.

  • Possibilité offerte à titre expérimental à des Padhue (médecins étrangers) de travailler dans la médecine libérale s’ils ont leur VAE.


Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

Les enjeux liés au grand-âge et à la perte d’autonomie sont primordiaux. Au-delà des moyens matériels, plus de moyens humains ont été déployés notamment en créant 20 000 postes de professionnels du grand-âge sur le quinquennat.


Sans oublier le développement de solutions de répit pour tous les aidants familiaux : le relayage, à domicile par un professionnel, jusqu’à 6 jours consécutifs et 24h/24 est en cours d’expérimentation.


Le gouvernement a également défendu une meilleure conciliation entre vie personnelle et professionnelle pour les aidants en emploi via la revalorisation du congé de proche aidant au niveau du SMIC, accessible à tous les salariés du privé́ et du public.


Enfin, pour garantir que notre pays pourra continuer à subvenir aux besoins des personnes dépendantes dans la durée, je me permets de rappeler que le parlement a voté la création d’une cinquième branche de la Sécurité́ sociale dédiée à l’autonomie des personnes âgées. Longtemps promise, jamais mise en place, cette réforme va permettre de consacrer 2,4 milliards d’euros par an à l’autonomie.


Il nous appartient désormais d’aller plus loin et de permettre aux personnes âgées de vieillir dignement. Pour cela, la pension minimale à taux plein sera portée à 1.100€ par mois. Nous devons également garantir autant que possible le maintien à domicile des personnes âgées qui le souhaitent, et ce, en nous appuyant sur un service de maintien à domicile avec un seul interlocuteur pour l’aidant et la personne âgée (pour organiser tous les services) ainsi qu’en créant une prime qui couvre jusqu’à 70% du coût d’adaptation du logement et l'instauration de deux heures de prise en charge supplémentaires dans le cadre de l’Allocation personnalisée d’autonomie pour réduire la solitude des aînés et améliorer les conditions de travail des professionnels.


Par ailleurs, nous devons également améliorer la vie en EHPAD par le recrutement de 50.000 infirmiers et aides-soignants en plus d’ici 2027. Sans oublier de mieux accompagner la fin de vie et respecter le libre choix de chacun (Lancer une convention citoyenne qui associera citoyens, spécialistes de l’éthique, professionnels.)


Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

La famille occupe une place centrale dans notre société. Il est donc primordial d’en prendre soin et d’améliorer le quotidien des toutes et tous, notamment celles et ceux qui élèvent seuls leurs enfants.

C’est pourquoi il nous faut :

  • Aider financièrement les communes à ouvrir des places en crèches et à développer le réseau d’assistantes maternelles pour que toutes les familles aient une solution d’accueil pour tous les enfants de moins de 3 ans

  • Poursuivre le déploiement des « 1000 premiers jours »

  • Améliorer la prévention contre le harcèlement et le cyber-harcèlement

  • Plus de sport : 30 minutes par jour en primaire dès 2022

  • Prendre des mesures pour les familles monoparentales en difficultés qui seront prioritaires pour bénéficier des horaires décalés pour faire garder leurs enfants.

  • Prolonger jusqu’aux 12 ans de l’enfant et non plus jusqu’à ses 6 ans l’aide à la garde.

  • Soutenir le revenu des familles monoparentales, en augmentant de 50% le montant de la pension alimentaire minimale et de l’allocation de soutien familial. Elle passera de 116€/mois/enfant à 174€/mois/enfant

  • Verser automatiquement les aides sociales pour celles et ceux qui y ont droit.


Quelles sont vos propositions en faveur de la santé et de la protection sociale ?

Comme l’a annoncé le Président de la République, la santé tout comme l’éducation et la protection de nos enfants seront les priorités de ce second quinquennat.

Pour parvenir à réformer notre système de santé, le moderniser tout en garantissant les fondamentaux, il convient dans un premier temps d’identifier les solutions avec les acteurs de santé de terrain. C’est pourquoi une Conférence des parties prenantes (patients professionnels et élus locaux) sera lancée pour construire ses solutions locales mais aussi nationales qui répondent à un objectif clair : assurer l’accès aux soins pour tous.

Cette dernière devrait pouvoir compter sur la poursuite du déploiement du 100% santé, de la télémédecine intégralement remboursée et de la prise en charge de la contraception pour les moins de 25 ans, sans oublier la prise en charge des bilans de santé aux âges clés.

Pour compléter ce qui vient d’être énuméré, il nous faut relocaliser la production de médicaments, de développer 20 biomédicaments, des biotechnologies (notamment contre les cancers) et des technologies nouvelles comme les exosquelettes.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

En réponse à la crise sanitaire que nous venons de traverser le gouvernement a répondu présent à l’appel du milieu associatif. Le fonds UrgensESS a ainsi permis d’accompagner les petites structures de l’économie sociale et solidaire en leur octroyant de 5.000 à 8.000 € ce qui aura permis de préserver 16.000 emplois.


Un certain nombre de mesures qui auraient pu être exposées ici-même l’ont été dans le volet grand âge et de la perte d'autonomie. Ceci étant, et pour aller plus loin :

  • Déployer le nouveau Pacte productif qui vise à construire un modèle plus respectueux de l’environnement, qui accompagne et accélère les transitions notamment écologiques, pour atteindre le plein emploi

  • Planifier la transition écologique dans chaque territoire afin d’arbitrer des choix locaux de production d’énergie et de décarbonation

  • Soutenir les initiatives de tiers-lieux propices à l’économie sociale et solidaire (espaces hybrides qui témoignent des nouvelles façons de travailler, du besoin de lien social, de proximité, tout en ouvrant des opportunités de créer des activités économiques utiles pour la société)

  • Poursuivre à l’échelle européenne l’initiative du « Plan d’action de l’UE en faveur de l’économie sociale » afin de renforcer la contribution des organisations de l’économie sociale à une croissance équitable et durable et permettre de renforcer l’investissement social, aider les acteurs de l’économie sociale à démarrer, à se développer, à innover et à créer des emplois


2ème circonscription


3eme circonscription


Romain Ribas - Union des centristes et des écologistes

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

Renforcer par des recrutements avec un point d'indice plus élevé ou via des vacations de médecins libéraux la médecine scolaire, universitaire et du travail pour développer les actions de prévention.


Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

Instaurer une à deux années de stage obligatoire en externat rural après l'obtention du doctorat de médecine dans des maisons médicales finances par les communautés de communes en lien avec la région avec le statut de salarié de la fonction publique territoriale.


Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

Il convient de maintenir le niveau de cotisations et de charges sociales pour assurer l'équilibre financier de l'assurance maladie.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

Mettre en fonctionnement au plus vite la nouvelle faculté de médecine d'Orléans pour augmenter nos capacités de formation de médecins. Mettre en paiement les heures supplémentaires et revaloriser la prime Ségur de 183 euros par mois à 250 euros par l'ensemble du personnel soignant. Conditionner l'admission en école d'infirmerie à un entretien de motivation et à un stage d'observation pour éviter la perte d'effectifs en cours de formation.


Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

Affecter un point de cotisation / charge sociale à la 5ème branche dédiée à l'autonomie. Nationaliser les EPHAD privés qui ne respectent pas les normes sanitaires et le bon traitement de leurs patients.


Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

Développer les micro-crèches avec assistantes maternelles dans les zones rurales pour les parents qui travaillent avec une priorité accordée aux mères célibataires.


Quelles sont vos propositions en faveur de la santé et de la protection sociale ?

Proposer gratuitement des moyens de contraceptions dans les infirmeries des lycées.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

Développer les financements pour les créations de grandes maisons collectives où cohabitent 6 à 12 personnes âgées avec l'aide de plusieurs aides soignants.


____________

Eric Laqua - Reconquête

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

  • Simplifier le parcours de soins (arrêt de l’obligation du médecin référent) et offrir davantage de liberté aux patients dans le choix des spécialistes.

  • Mieux protéger les enfants et les adolescents contre le harcèlement et toutes les formes d’addiction

  • Interdire toute transition sexuelles (médicamenteuse ou chirurgicale) sur les mineurs.

  • Revaloriser de 12 % les salaires des infirmiers, aides-soignants, agents de services hospitaliers, aides à domicile, auxiliaires de vie et du personnel travaillant dans le secteur médico-social qui ont largement fait leurs preuves lors de la crise sanitaire.

  • Réintégrer immédiatement les soignants suspendus dans leurs fonctions (environ 15 000 soignants étaient suspendus au 13 octobre 2021).

Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

Le numerus clausus a été levé. Mais maintenant nous manquons de formateurs. La faculté de médecine d'Orléans sera une coquille vide.

  • Une mesure de court terme : délégation et transfert de compétences aux pharmaciens (qui connaissent mieux les médicaments et leurs effets secondaires et incompatibilités que la plupart des médecins) et infirmières.

  • Une mesure de moyen terme : l'émergence d'une nouvelle profession de santé intermédiaire.

  • La revalorisation de la rémunération de l'ensemble des professionnels de santé pour rendre la profession plus attractive.


Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

  • Supprimer la gratuité des soins pour les étrangers clandestins (AME) pour ne conserver que les soins d'urgence vitale.

  • Carte vitale biométrique et lutte contre la fraude.

  • Tourisme médical : les ressortissants étrangers payent leurs soins en amont, à un tarif commercial supérieur au tarif conventionnel.

  • Supprimer les ARS et transférer leurs missions aux préfets.

  • Reprendre la maîtrise sur le remboursement des médicaments et instaurer une séparation étanche entre les laboratoires pharmaceutiques et les AFSS.

Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

  • Mettre en place le plus rapidement possible un grand plan de recrutement du personnel paramédical dans les hôpitaux avec une revalorisation salariale de l’ensemble des personnels des hôpitaux, clinique, EHPAD et des établissements du secteur médico-social.

  • Un arrêt immédiat de la fermeture de services (maternité) et de la réduction du nombre de lits.

  • Mise en place de dispensaires, avec aides-soignantes / infirmières, afin de décharger les urgences et les recentrer sur leur vocation première.

  • Privilégier la qualité des soins plutôt que la rentabilité en modifiant la tarification à l'activité.

  • Rendre le pouvoir aux soignants dans les hôpitaux (direction, conseils d'administration). Les administratifs, nécessaires pour une part, doivent être à leur service et non l'inverse.

Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

  • Favoriser le maintien des personnes âgées chez elles en simplifiant l’installation des services d’aide à domicile dans chaque département. L’ensemble des études vont dans ce sens et il est temps d’agir !

  • Augmenter le nombre d’EHPAD en zone rurale ! « Sur 430 000 habitants environ, 114 800 ont plus de 60 ans et 4 186 sont hébergés en EHPAD, dont deux tiers par l’Aide sociale » « L’Eure-et-Loir compte 43 EHPAD, dont 10 privés à but lucratif (3 pour le groupe KORIAN, 1 pour le groupe ORPEA) » déclarait à une audition du Sénat M. Christophe Le Dorven, président du Conseil départemental. Ce secteur ne serait-il pas prioritairement la vocation de l’Économie Sociale et Solidaire ?

  • Rendre inopinés les contrôles des EHPAD en transférant cette mission aux préfets et non aux ARS : aujourd'hui les EHPAD sont prévenus à l'avance d'un contrôle !

  • Revoir le montant restant à la charge du conjoint et des familles dans le prix de journée « le prix moyen en Eure-et-Loir est de 58 €, ce qui représente 1 798 € sur le mois ! Le prix de journée dans les prisons est bien plus élevé. Or, l’État n’invite pas les familles à prendre en charge une partie du coût de la détention ! Il faut s’interroger sur nos choix sociétaux…

Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

  • Remettre les familles au cœur de la politique petite enfance : la famille doit être reconnue et valorisée. Accompagnée si besoin.

  • Laisser les deux parents se répartir librement le temps de congé parental.

  • Revenir à l'universalité des allocations familiales, sans condition de ressource.

  • Favoriser la natalité en ruralité avec une prime de naissance spécifique.

  • Lutter farouchement contre toutes les tentatives d'acclimatation de la GPA. Il s'agit ni plus ni moins d'un nouvel esclavage et d'une chosification de l'enfant. Rien ne peut justifier une telle atteinte aux droits de l'homme. La souffrance des uns ne sera pas soulagée par la déshumanisation des autres.

Quelles sont vos propositions en faveur de la santé et de la protection sociale ?

  • Permettre à tous les médecins de choisir les traitements les mieux adaptés à leurs patients en garantissant la liberté de prescription des médicaments (retour du remboursement de l’homéopathie et prise en charge des médecines douces).

  • Montrer plus de reconnaissance et d’assistance pour les aidants. Il est temps de revoir la politique d’accompagnement avec la création de plus de places temporaires pour les personnes touchées par certaines pathologies (Alzheimer, démences séniles, autres), et de petites structures légères d'accueil de jour. Et permettre ainsi aux aidants de faire une pause ou de reprendre pied.

  • Déconjugaliser l'AAH. « On juge la grandeur d'une nation à la façon dont les faibles sont traités »

Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

Inciter l'ESS à investir le secteur des EHPAD plutôt que de le laisser à la main des grands groupes. Typiquement l'EHPAD n'est pas le lieu où doit être recherché une rentabilité actionnariale.



4ème circonscription


Philippe Vigier - Ensemble

Quelles sont vos propositions en faveur de la prévention et de la promotion de la santé ?

La prévention n’est pas assez développée en France, il faut la développer et mettre en place une réelle politique de prévention tout au long de la vie et assurer son financement.

Les jeunes doivent pouvoir avoir accès à des services de soins de manière plus facile pour eux en développant davantage le service sanitaire des étudiants et je propose de faire de la santé des jeunes une grande cause nationale pour 2023.

Il faut également faciliter l’accès aux campagnes de prévention pour les personnes éloignées du système de santé. Des bus médicalisés qui vont vers les habitants, notamment en zone rurale, permettraient de ramener certaines personnes vers les programmes de prévention et ainsi éviter les dépistages trop tardifs.


Quelles sont vos propositions pour lutter contre la désertification médicale ?

La lutte contre la désertification médicale passe par des mesures de long terme comme l’augmentation du nombre de médecins et de professionnels paramédicaux formés. L’ouverture en septembre prochain d’une faculté de médecine à Orléans et d’une faculté dentaire à Tours est un grand pas. L’organisation et le financement des hôpitaux doivent être revus afin d’améliorer les conditions de travail et de fidéliser le personnel soignant et médical.

Il faut également prendre des mesures de court terme. Les CPTS doivent coordonner l’organisation de l’offre de soins sur les territoires afin d’assurer une permanence des soins et permette à chacun de pouvoir avoir un professionnel de santé rapidement en cas de besoin urgent, sans avoir recours aux services d’urgences qui sont totalement saturés, ni renoncer à se soigner.

Mettre en place davantage de délégation de tâches vers les pharmaciens, infirmiers, et autres professionnels paramédicaux, simplifier les démarches administratives des médecins, développer la télémédecine sont également des mesures que je porterai.


Quelles sont vos propositions en matière de financement de l'assurance maladie ?

L’assurance maladie est financée par les cotisations et contributions ainsi que par certains impôts.

L’Ondam a augmenté de manière très sensible ces 5 dernières années.

Pour pouvoir continuer à financer notre modèle de solidarité, il faut que le système économique français produise plus et mieux, arriver au plein emploi. Pour cela il faut soutenir l’innovation, et encourager le développement des filières porteuses, relocaliser les productions de médicaments en France et en Europe.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'Hôpital ?

L’hôpital a énormément souffert de la crise sanitaire. Les équipes sont épuisées, de nombreux professionnels de santé sont partis. Il faut continuer à réformer en profondeur notre système hospitalier, faire en sorte que la médecine de ville et la médecine hospitalière travaillent main dans la main et pas en parallèle.

Les investissements de 19 milliards d’€ du Ségur de la santé (comme12.8 millions pour l’hôpital de Châteaudun) vont permettre d’améliorer les conditions d’accueil des patients et de travail pour les professionnels. Il faut recruter davantage (135 000 soignants d’ici 2030) pour que les équipes ne soient pas en sous effectifs et que les personnels ne s’épuisent pas.

L’augmentation de 50% du nombre d’étudiants en soins infirmiers et aide soignants décidé au Conseil Régional pour la rentrée prochaine, va permettre de former plus de soignants, il faut poursuivre les revalorisations salariales afin d’augmenter l’attractivité de ces métiers.


Quelles sont vos propositions en faveur du grand âge et de la perte d'autonomie ?

Dans les mois à venir il faut mettre en place une grande loi et dépendance permettant à tous de vieillir enfin dans la dignité. Il faut mobiliser 20 milliards d’euros sur le quinquennat sur ce sujet.

Les formations des personnels du secteur doivent être revues afin d’améliorer les rémunérations et l’attractivité de ces métiers, que ce soit en établissement ou à domicile.

Pour les établissements, il faut mettre en place un réel contrôle des EHPAD, publics et privés, qui aboutirait à une certification, avec des quotas de personnels soignants redéfinis et des audits une fois par an. Il faut également renforcer les mesures et aides en faveur du maintien à domicile. Afin de permettre à chacun de rester le plus longtemps possible chez soi dans de bonnes conditions. Le reste à charge pour les familles doit être le plus faible possible, surtout pour les plus modestes. Les travaux d’aménagement des habitations doivent être soutenus financièrement, la « Prim Adapt » va être crées, elle permettra de prendre en charge, suivant les revenus, jusqu’à 70% des frais de travaux d’aménagement.

Les aidants familiaux doivent également être soutenus. Il y a eu des avancées au cours de ce quinquennat mais il faut poursuivre ce travail.


Quelles sont vos propositions pour la petite enfance ?

Chaque famille doit pouvoir faire garder ses enfants, il faut encourager les ouvertures de places en crèches, haltes garderie ou maisons d’assistantes maternelles en fonction des besoins de chaque territoire. Le gouvernement s’est engagé à proposer d’accompagner les parents seuls en permettant à un parent isolé de toucher une aide financière pour la garde de son enfant jusqu’à ses 12 ans.


Quelles sont vos propositions en faveur de la santé et de la protection sociale ?

Poursuivre l’amélioration de la prise en charge des patients, c’est-à-dire ne pas augmenter le reste à charge après intervention de la Sécurité sociale et des mutuelles.

Généraliser l’Espace Santé Numérique pour chacun qui permettra une vraie traçabilité et une plus grande efficience des parcours de soins.


Quelles sont vos propositions en faveur de l'économie sociale et solidaire ?

Il faut poursuivre et encourager le développement de l’économie sociale et solidaire, porteuse d’emplois, de lien social dans des domaines qui ne sont pas couverts par les autres politiques.

D’où mon indéfectible soutien au monde associatif.



_____________

Elisabeth Meyblum - LR

A titre personnel, je souhaite faire de la lutte contre la désertification médicale ma priorité en tant que député. Je veux porter une proposition de loi d’urgence dès mon élection autour de 4 mesures de bon sens :

  • Égale répartition sur le territoire avec une régulation de l’installation des médecins

  • Diminution des tâches administratives des médecins de ville en prenant en charge leur secrétairiat en échange d’astreintes

  • Meilleures rémunérations des actes médicaux et paramédicaux en zones rurales

  • Intéressement au chiffre d'affaires pour les équipes médicales hospitalières


____________

Virginia de Oliveira - RN

1 - Accès aux soins = dans un territoire rural comme le notre.


1.1 - Avoir une réponse concrète face aux déserts médicaux.

  • Faire des incitations financières fortes pour tous les soignants.

  • Déployer la télémédecine.

  • Augmenter le nombre de maisons de santé.

1.2 - Accompagner nos compatriotes en situation handicap.

  • Revaloriser l’Allocation adulte handicapée AAH.

  • Lancer un plan sur l’accès à scolarité pour les enfants touchés par un handicap.

  • Augmenter la durée des aides aux proches aidants.

  • Appliquer la loi sur l’accès à tous lieux et dans les transports publics.

2 - La protection sociale = tous les mécanismes de prévoyance collective permettant aux personnes de faire face aux conséquences financières des "risques sociaux".

Il faut donc la maintenir et renforcer.


2.1 - Trois principes : la Sécurité Sociale est basée sur l’assurance (contre risque perte de revenu en cas chômage, maladie, vieillesse, accident travail), la solidarité (cotisations salaires) et la mutualisation des risques (prestations réservées aux cotisants).


2.2 - Rôle important : elle mène des programmes de prévention et régularise le système de santé français. Grâce à son action sociale, elle favorise l'accès à la santé des plus démunis et permet le fonctionnement d'établissements médico-sociaux.


3 - La santé.

Il faut donc au niveau national lancer un plan de soutien d’urgence pour la santé de 20 milliards € ; et l’appliquer au niveau régional et départemental, dès le début de la mandature.

  • Relever la suspension ordonnée lors du dernier quinquennat des soignants non vaccinés.

  • Jeunes médecins doivent s’installer dans nos campagnes, les favorisant.

  • Arrêter les fermetures de lits d’hôpital public et des maternités.

  • Revaloriser les salaires des personnels soignants à hauteur de leur travail.

  • Investir dans les technologies de santé et rapatrier la fabrication des médicaments en France.

  • Créer des urgences gériatriques dédiées à nos aînés.

  • Réorganiser les Agences régionales santé ARS et réduire à 10% les postes administratifs dans hôpitaux, pour libérer moyens pour soignants.

  • Donner plus de place à la prévention, grâce aux visites médicales scolaires qui doivent être systématiques.

Retrouvez l'intégralité de nos mesures et livrets thématiques ici : https://rassemblementnational.fr/publications-thematiques/

58 vues

Les propositions des candidats et candidates